mount

MOUNT(8)                     Administration Système                     MOUNT(8)



NOM
       mount - Monter un système de fichiers

SYNOPSIS
       mount [-h|-V]

       mount [-l] [-t type]

       mount -a [-fFnrsvw] [-t type] [-O liste_options]

       mount [-fnrsvw] [-o options] périphérique|point_montage

       mount [-fnrsvw] [-t type] [-o options] périphérique point_montage

       mount --bind|--rbind|--move ancien_répertoire nouveau_répertoire

       mount
       --make-{shared|slave|private|unbindable|rshared|rslave|rprivate|runbindable}
       point_montage

DESCRIPTION
       Tous les fichiers accessibles par un système UNIX sont insérés dans une
       grande arborescence, la hiérarchie des fichiers, commençant à la
       racine /. Ces fichiers peuvent être répartis sur différents
       périphériques. La commande mount permet d'attacher un système de fichiers
       trouvé sur un périphérique quelconque à la grande arborescence de
       fichiers. À l'inverse, umount(8) le détachera à nouveau. Le système de
       fichiers est utilisé pour contrôler comment les données sont stockées sur
       un périphérique ou fournies de façon virtuelle par le réseau ou d’autres
       services.

       La forme standard de la commande mount est :

              mount -t type périphérique répertoire

       Cela indique au noyau d'attacher le système de fichiers se trouvant sur
       le périphérique mentionné (dont le type est type) dans le répertoire
       répertoire indiqué. L’option -t type est facultative. La commande mount
       est généralement capable de détecter un système de fichiers. Par défaut,
       les droits de superutilisateur sont nécessaires pour monter un système de
       fichiers. Consultez la section « montages pour les utilisateurs
       ordinaires » ci-dessous pour plus de détails. Les contenus (s’ils
       existent), le propriétaire et le mode d'accès précédents de répertoire
       deviennent invisibles et, tant que le nouveau système de fichiers reste
       monté, le chemin répertoire se réfère à la racine du système de fichiers
       de périphérique.

       Si seul le répertoire ou le périphérique est donné, par exemple :

              mount /répertoire

       alors mount recherche un point de montage (et s’il n’en trouve pas, un
       périphérique) dans le fichier /etc/fstab. Utiliser les options --target
       ou --source permet d’éviter une interprétation ambivalente de l’argument
       donné. Par exemple :

              mount --target /point_montage


       Le même système de fichiers peut être monté plus d’une fois, et dans
       certains cas (par exemple, les systèmes de fichiers de réseau) le même
       système de fichiers peut être monté sur le même point de montage plus
       d’une fois. La commande de montage ne met en œuvre aucune politique pour
       contrôler ce comportement. Tous les comportements sont contrôlés par le
       noyau et sont généralement spécifiques au pilote du système de fichiers.
       L’exception est --all, dans ce cas les systèmes de fichiers déjà montés
       sont ignorés (consulter --all ci-dessous pour plus de détails).


   Liste des montages
       Le mode liste n’est maintenu que pour la compatibilité ascendante.

       Pour une sortie plus explicite et paramétrable, utilisez findmnt(8), en
       particulier dans les scripts. Remarquez que les caractères de contrôle
       dans le nom de point de montage sont remplacés par des « ? ».

       La commande suivante affiche tous les systèmes de fichiers montés (de
       type type) :

              mount [-l] [-t type]

       L'option -l ajoute des étiquettes à la liste. Voir plus bas.


   Nommage des périphériques et systèmes de fichiers
       La plupart des périphériques sont indiqués sous forme de nom de fichier
       (d'un périphérique bloc spécial), comme /dev/sda1, mais d'autres
       possibilités existent. Par exemple, pour un montage NFS, périphérique
       peut ressembler à knuth.cwi.nl:/dir.

       Les noms de périphérique de partitions de disque ne sont pas immuables.
       Une reconfiguration matérielle, l’ajout ou le retrait d’un périphérique
       peuvent provoquer des modifications de nom. C’est pour cela qu’il est
       fortement recommandé d’utiliser des identificateurs de système de
       fichiers ou de partition tels que des UUID ou LABEL. Actuellement les
       identificateurs (mots-clés) gérés sont :

              LABEL=étiquette
                     Identificateur compréhensible de système de fichiers.
                     Consultez aussi -L.

              UUID=uuid
                     Identifiant unique universel (UUID). Le format de l’UUID
                     est ordinairement une série de chiffres hexadécimaux
                     séparés par des traits d’union. Consultez aussi -U.

                     Remarquez que mount(8) utilise les UUID comme des chaînes.
                     Les UUID de la ligne de commande ou dans fstab(5) ne sont
                     pas convertis en représentation binaire interne. La chaîne
                     représentant l'UUID devrait être composée de caractères en
                     minuscules.

              PARTLABEL=étiquette
                     Identificateur compréhensible de partition. Cet
                     identificateur est indépendant du système de fichiers et
                     n’est pas modifié par des opérations mkfs ou mkswap. Il est
                     géré par exemple pour les tables de partitionnement GUID
                     (GPT).

              PARTUUID=uuid
                     Identifiant unique universel de partition. Cet
                     identificateur est indépendant du système de fichiers et
                     n’est pas modifié par des opérations mkfs ou mkswap. Il est
                     géré par exemple pour les tables de partitionnement GUID
                     (GPT).

              ID=id  ID du périphérique bloc matériel tel que créé par Iudevd.
                     Cet identificateur est habituellement basé sur WWN (world
                     wide name – identificateur unique de stockage) et affecté
                     par le fabricant du matériel. Consultez ls /dev/disk/by-id
                     pour plus de détails ; ce répertoire et l’exécution d’udevd
                     sont nécessaires. Cet identificateur n’est pas recommandé
                     pour un usage général car il n’est pas défini strictement
                     et dépend d’udev, des règles d’udev et du matériel.

       La commande lsblk --fs fournit un récapitulatif des systèmes de fichiers,
       des LABEL et des UUID des périphériques blocs disponibles. La commande
       blkid -p <périphérique> fournit des détails sur le système de fichiers du
       périphérique indiqué.

       N’oubliez pas que les UUID et étiquettes ne sont pas garantis uniques, en
       particulier si vous déplacez, partagez ou copiez le périphérique.
       Utilisez lsblk -o +UUID,PARTUUID pour vérifier que les UUID sont vraiment
       uniques sur le système.

       La configuration conseillée est d'utiliser des mots-clés (par exemple,
       UUID=uuid) plutôt que les liens symboliques
       /dev/disk/par-{label,uuid,partuuid,partlabel} d'udev dans le fichier
       /etc/fstab. Les mots-clés sont plus facilement lisibles, explicites et
       portables. La commande mount(8) utilise les liens symboliques d'udev en
       interne, donc les utiliser directement dans /etc/fstab n'apporte aucun
       avantage par rapport aux mots-clés. Pour plus de précisions, consultez
       libblkid(3).

       Le système de fichiers proc n'est associé à aucun périphérique spécial,
       et pour le monter, un mot-clé quelconque, par exemple proc, peut être
       utilisé à la place de l'indication de périphérique. Le choix courant none
       (aucun) n'est pas très heureux, car le message d'erreur « none déjà
       monté » de mount peut être mal interprété.


   Les fichiers /etc/fstab, /etc/mtab et /proc/mounts
       Le fichier /etc/fstab (consultez fstab(5)) contient des lignes décrivant
       les périphériques habituellement montés, leur point de montage et leurs
       options. L’emplacement par défaut du fichier fstab(5) peut être remplacé
       par l’option --fstab chemin en ligne de commande (voir ci-dessous pour
       plus de précisions).

       La commande

              mount -a [-t type] [-O liste_options]

       (généralement exécutée dans un script de démarrage) monte tous les
       systèmes de fichiers indiqués dans fstab (uniquement ceux du type indiqué
       et possédant ou non les bonnes options), sauf ceux dont la ligne contient
       le mot-clé noauto. En ajoutant l'option -F, fork(2) sera invoqué par
       mount pour que tous les systèmes de fichiers soient montés en parallèle.

       Lors du montage d’un système de fichiers mentionné dans fstab ou mtab, il
       suffit d’indiquer soit le point de montage, soit le périphérique en ligne
       de commande.

       Les programmes mount et umount entretiennent normalement une liste des
       systèmes de fichiers actuellement montés dans le fichier /etc/mtab. La
       prise en charge du fichier classique habituel /etc/mtab est par défaut
       complètement désactivée au moment de la compilation, parce que sur les
       systèmes Linux actuels, il est plutôt préférable de faire de /etc/mtab/
       un lien symbolique vers /proc/mounts. Le fichier mtab habituel entretenu
       en espace utilisateur ne peut pas fonctionner de façon fiable avec les
       espaces de noms, les conteneurs et autres fonctionnalités avancées de
       Linux. Si la prise en charge du mtab habituel est activée, alors il est
       possible d’utiliser le fichier comme le lien symbolique.

       Si mount est invoqué sans paramètre, la liste des systèmes de fichiers
       montés est affichée.

       Pour écraser les options de montage de /etc/fstab, l’option -o doit être
       utilisée :

              mount périphérique|répertoire -o options

       et ensuite les options de montage de la ligne de commande seront ajoutées
       à la liste des options de /etc/fstab. Ce comportement par défaut peut
       être modifié avec l’option de ligne de commande, --options-mode. Le
       comportement normal est que la dernière option est prioritaire en cas de
       conflit.

       Le programme mount ne lit pas le fichier /etc/fstab si périphérique (ou
       LABEL, UUID, PARTUUID ou PARTLABEL) et répertoire sont indiqués tous les
       deux. Par exemple, pour monter le périphérique toto dans /répertoire :

              mount /dev/toto /répertoire

       Ce comportement par défaut est modifiable avec l’option de ligne de
       commande, --options-source-force, pour toujours lire la configuration à
       partir de fstab. Pour les utilisateurs ordinaires, mount lit toujours la
       configuration dans fstab.


   Les montages pour utilisateurs ordinaires
       Normalement, seul le superutilisateur peut monter des systèmes de
       fichiers. Néanmoins, si une ligne dans fstab contient l'option user,
       n'importe quel utilisateur peut monter le système de fichiers
       correspondant.

       Ainsi, avec la ligne suivante :

              /dev/cdrom /cd iso9660 ro,user,noauto,unhide

       n'importe quel utilisateur peut monter le système de fichiers ISO 9660
       d’un CD inséré en utilisant la commande :

              mount /cd

       Remarquez que mount est très strict au sujet des utilisateurs ordinaires
       et tous les chemins indiqués sur la ligne de commande sont vérifiés avant
       que fstab soit analysé ou qu’un programme d’assistance soit exécuté. Il
       est fortement recommandé d’utiliser un point de montage autorisé pour
       indiquer un système de fichiers, sinon mount échouera. Par exemple, c’est
       une mauvaise idée d’utiliser une source NFS ou CIFS dans la ligne de
       commande.

       Depuis la version 2.35, la commande mount ne termine pas lorsque les
       permissions de l’utilisateur sont insuffisantes selon les règles de
       sécurité internes de libmount. Il baisse les permissions suid et continue
       comme un utilisateur habituel simple. Il permet la prise en charge de cas
       d’utilisation où les droits de superutilisateur ne sont pas nécessaires
       (par exemple, des systèmes de fichiers FUSE, les espaces de noms
       d’utilisateur, etc).

       Pour plus de précisions, consultez fstab(5). Seul l'utilisateur qui a
       monté un système de fichiers peut le démonter. Si tous les utilisateurs
       doivent pouvoir faire le démontage, alors utilisez users à la place de
       user dans le ligne de fstab. L'option owner est similaire à user, avec la
       contrainte que l'utilisateur doit être le propriétaire du fichier
       spécial. Cela peut servir par exemple pour /dev/fd si un script de
       connexion rend l'utilisateur de la console propriétaire de ce fichier
       spécial. L'option group est similaire, avec la contrainte que
       l'utilisateur doit appartenir au groupe de ce fichier spécial.


   Les opérations de montage « bind »
       Remontage d’une partie de la hiérarchie de fichiers autre part. L’appel
       est :

              mount --bind ancien_répertoire nouveau_répertoire

       ou en utilisant cette entrée de fstab :

              /ancien_répertoire /nouveau_répertoire none bind

       Après cet appel, les mêmes contenus sont accessibles dans deux endroits.

       Il est aussi important de comprendre que « bind » ne crée aucun nœud de
       seconde classe ou spécial dans le VFS du noyau. « bind » est seulement
       une autre opération pour attacher un système de fichiers. Il n’existe pas
       d’information enregistrée indiquant que le système de fichiers a été
       attaché par une opération « bind ». L’ancien_répertoire et le
       nouveau_répertoire sont indépendants et l’ancien_répertoire peut être non
       monté.

       Un fichier unique peut également être remonté (sur un fichier unique). Il
       est aussi possible d’utiliser le montage avec « bind » pour créer un
       point de montage à partir d'un répertoire normal, par exemple :

              mount --bind toto toto

       L'appel de montage avec « bind » n'attache qu'un unique système de
       fichiers (ou une partie), et pas les éventuels sous-montages. La
       hiérarchie complète, y compris les sous-montages, peut être attachée dans
       un second endroit avec :

              mount --rbind ancien_répertoire nouveau_répertoire

       Remarquez que les options de montage du système de fichiers entretenues
       par le noyau resteront les mêmes que celles du point de montage
       d'origine. Les options de montage en espace utilisateur (par exemple,
       _netdev) ne pourront pas être copiées par mount(8) et il est nécessaire
       de préciser les options sur la ligne de commande de mount.

       mount(8) depuis la version 2.27 permet de modifier les options de montage
       en passant les options adéquates avec --bind. Par exemple :

              mount -o bind,ro toto toto

       Cette fonctionnalité n’est pas gérée par le noyau Linux. Elle est mise en
       œuvre dans l’espace utilisateur par un appel système supplémentaire de
       remontage mount(2). Cette solution n’est pas atomique.

       L’autre manière (classique) de créer un montage avec « bind » en lecture
       seule est d’utiliser une opération de remontage, par exemple :

              mount --bind ancien_répertoire nouveau_répertoire
              mount -o remount,bind,ro ancien_répertoire nouveau_répertoire

       Remarquez que le montage « bind » créera un point de montage en lecture
       seule (entrée VFS), mais que le superbloc du système de fichiers
       d’origine sera toujours accessible en écriture, ce qui signifie que
       l’ancien_répertoire sera accessible en écriture, mais que le
       nouveau_répertoire sera en lecture seule.

       Il est aussi possible de remplacer les drapeaux d’entrées VFS nosuid,
       nodev, noexec, noatime, nodiratime et relatime par l’opération
       remount,bind. Les autres (par exemple, les drapeaux spécifiques à des
       systèmes de fichiers) sont ignorés silencieusement. Il est impossible de
       modifier les options de montage de manière récursive (par exemple, avec
       -o rbind,ro).

       mount(8) depuis util-linux 2.31 ignore le drapeau bind dans /etc/fstab
       lors de remount opération (si -o remount est indiqué sur la ligne de
       commande). Cela est nécessaire pour contrôler complètement les options de
       mount lors du remontage par la ligne de commande. Dans les précédentes
       versions, le drapeau bind était toujours appliqué et il était impossible
       de redéfinir les options de montage sans interaction avec la sémantique
       de « bind ». Ce comportement de mount(8) n’affecte pas les situations où
       remount,bind est indiqué dans le fichier /etc/fstab.


   Les opérations de déplacement
       Déplacer de façon atomique une arborescence montée à un autre endroit.
       L'appel est :

              mount --move ancien_répertoire nouveau_répertoire

       Cela rendra le contenu de ce qui apparaissait jusqu'à présent en
       ancien_répertoire maintenant accessible en nouveau_répertoire.
       L'emplacement physique des fichiers n'est pas modifié. Remarquez que
       l'ancien_répertoire doit être un point de montage.

       Remarquez aussi que le déplacement d’un montage résidant dans un montage
       partagé n’est pas possible ni pris en charge. Utiliser
       findmnt -o TARGET,PROPAGATION pour afficher les attributs de propagation
       actuels.


   Les opérations de partage de sous-arborescence
       Depuis Linux 2.6.15, il est possible de marquer un montage et ses
       sous-montages comme partagés, privés, esclaves ou non remontables (bind).
       Un montage partagé permet de créer des miroirs de ce montage, ainsi les
       montages et les démontages dans n'importe quel miroir seront propagés aux
       autres miroirs. Un montage esclave se propage seulement depuis le montage
       maître. Un montage privé ne peut se propager. Un montage non remontable
       est un montage privé qui ne peut pas être cloné lors d'une opération de
       remontage. La sémantique précise de ces options est documentée dans le
       fichier Documentation/filesystems/sharedsubtree.txt des sources du
       noyau.Consultez aussi mount_namespaces(7).

       Les opérations prises en charge sont :

              mount --make-shared point_de_montage
              mount --make-slave point_de_montage
              mount --make-private point_de_montage
              mount --make-unbindable point_de_montage

       Les commandes suivantes permettent de changer récursivement le type de
       tous les montages dans un point de montage donné.

              mount --make-rshared point_de_montage
              mount --make-rslave point_de_montage
              mount --make-rprivate point_de_montage
              mount --make-runbindable point_de_montage

       mount(8) ne lit pas fstab(5) quand une opération --make-* est demandée.
       Tous les renseignements nécessaires doivent être indiqués sur la ligne de
       commande.

       Remarquez que le noyau Linux ne permet pas de modifier plusieurs
       attributs de propagation avec un seul appel système mount(2) et que les
       attributs ne peuvent pas être mélangés avec d’autres options et
       opérations de montage.

       Depuis util-linux 2.23, la commande mount peut être utilisée pour
       réaliser plus de modifications de propagation (topologie) avec un seul
       appel mount(8) et le réaliser simultanément avec d’autres opérations de
       montage. Cette fonctionnalité est expérimentale. Les attributs de
       propagation sont appliqués par des appels système mount(2)
       supplémentaires lorsque les opérations précédentes de montage ont réussi.
       Remarquez que ce cas d’utilisation n’est pas atomique. Les attributs de
       propagation peuvent être indiqués dans fstab(5) comme des options de
       montage (private, slave, shared, unbindable, rprivate, rslave, rshared,
       runbindable).

       Par exemple :

              mount --make-private --make-unbindable /dev/sda1 /toto

       est la même chose que :

              mount /dev/sda1 /toto
              mount --make-private /toto
              mount --make-unbindable /toto


OPTIONS EN LIGNE DE COMMANDE
       L'ensemble exact des options utilisées lors d'une invocation de mount est
       déterminé d'abord en lisant les options de la table fstab pour ce système
       de fichiers, puis en appliquant les options de l'argument -o, et
       finalement en appliquant les options -r ou -w si elles sont présentes.

       La commande mount ne passe pas toutes les options de la ligne de commande
       aux programmes auxiliaires de montage /sbin/mount.suffixe. L’interface
       entre mount et les programmes auxiliaires de montage est décrite plus bas
       dans la section AUXILIAIRES EXTERNES.

       Les options en ligne de commande disponibles pour mount sont les
       suivantes.

       -a, --all
              Monter tous les systèmes de fichiers (des types donnés) mentionnés
              dans fstab (à part ceux dont la ligne contient le mot-clé noauto).
              Les systèmes de fichiers sont montés dans l’ordre de fstab. La
              commande de montage compare la source et la cible du système de
              fichiers (et la racine du système de fichiers pour les montages
              « bind » et Btrfs) pour détecter les systèmes de fichiers déjà
              montés. La table du noyau avec les systèmes de fichiers déjà
              montés est mise en cache lors de mount --all. Cela signifie que
              toutes les entrées en double seront montées.

              L’option --all est aussi possible pour une opération de remontage.
              Dans ce cas, tous les filtres (-t et -O) sont appliqués à la table
              des systèmes de fichiers déjà montés.

              Depuis la version 2.35, il est possible d’utiliser l’option -o de
              la ligne de commande pour modifier les options de montage de fstab
              (consulter aussi --options-mode).

              Remarquez que ce n’est pas une bonne pratique d’utiliser mount -a
              pour la vérification de fstab. La solution préconisée est
              findmnt --verify.

       -B, --bind
              Remonter une sous-arborescence ailleurs (le contenu sera
              disponible en deux points différents). Voir plus haut « Les
              opérations de remontage ».

       -c, --no-canonicalize
              Ne pas rendre les chemins canoniques. La commande mount rend tous
              les chemins canoniques (depuis la ligne de commande ou fstab) par
              défaut. Cette option peut être utilisée avec l’attribut -f pour
              les chemins absolus déjà canoniques. L’option est conçue pour les
              auxiliaires de montage qui appellent mount -i. L’utilisation de
              cette option en ligne de commande est fortement déconseillée pour
              les opérations normales de montage.

              Remarquez que mount(8) ne passe pas cette option aux auxiliaires
              /sbin/mount.type.

       -F, --fork
              (Utilisée conjointement avec -a) lancer un nouveau processus mount
              pour chaque périphérique. Cela effectuera le montage en parallèle
              sur divers périphériques ou serveurs NFS. L'avantage est la
              rapidité ; de plus les délais maximaux de NFS agissent en
              parallèle. Un désavantage est que l’ordre des opérations de
              montage est indéfini. Il ne faut donc pas utiliser cette option
              pour monter à la fois /usr et /usr/spool.

       -f, --fake
              Fonctionnement normal sauf pour l'appel système effectif qui n'est
              pas exécuté. Cela simule le montage du système de fichiers. Cette
              option, en conjonction avec l’attribut -v, permet de déterminer ce
              que la commande mount essaye de faire. Cela peut aussi servir à
              ajouter des entrées pour les périphériques montés précédemment
              avec l'option -n. L'option -f vérifie l'existence d'une entrée
              dans /etc/mtab et échoue si l'entrée existe déjà (avec un montage
              standard non simulé, cette vérification est faite par le noyau).

       -i, --internal-only
              Ne pas appeler l'auxiliaire /sbin/mount.système_de_fichiers, même
              s'il existe.

       -L, --label étiquette
              Monter la partition d’étiquette indiquée.

       -l, --show-labels
              Ajouter les étiquettes à la sortie de mount. mount doit avoir le
              droit de lire le périphérique du disque (par exemple en étant
              exécuté en tant que superutilisateur, set-user-ID root). Une
              étiquette pour les systèmes ext2, ext3 ou ext4 peut être écrite
              avec l'utilitaire e2label(8), pour XFS avec l'utilitaire
              xfs_admin(8) et pour ReiserFS avec l'utilitaire reiserfstune(8).

       -M, --move
              Déplacer une sous-arborescence ailleurs. Voir plus haut « Les
              opérations de déplacement ».

       -n, --no-mtab
              Monter sans écriture dans /etc/mtab. C'est nécessaire si /etc
              réside sur un système de fichiers en lecture seule.

       -N, --namespace nom_espace
              Réaliser l’opération de montage dans l’espace de noms montage
              indiqué par nom_espace. Celui-ci est soit un PID de processus en
              cours d’exécution dans cet espace, soit un fichier spécial
              représentant cet espace de noms.

              mount(8) bascule vers l’espace de noms montage lorsqu’il lit
              /etc/fstab, écrit sur /etc/mtab (ou écrit sur /run/mount) et
              exécute l’appel système mount(2), ou sinon il s’exécute dans
              l’espace de noms montage original. Cela signifie que l’espace de
              noms cible n’a pas à contenir toute bibliothèque ou autre exigence
              nécessaire pour exécuter la commande mount(2).

              Consultez mount_namespaces(7) pour plus d’informations.

       -O, --test-opts options
              Limiter l'ensemble des systèmes de fichiers auxquels l’option -a
              s'applique. De ce point de vue, c’est comme l’option -t sauf que
              -O est inutile sans -a. Par exemple, la commande :

                     mount -a -O no_netdev

              monte tous les systèmes de fichiers sauf ceux qui ont l'option
              _netdev indiquée dans le champ option du fichier /etc/fstab.

              C'est différent de -t car chaque option est vérifiée exactement ;
              un no au début d'une option ne nie pas le reste.

              Les options -t et -O se cumulent dans les faits. La commande :

                     mount -a -t ext2 -O _netdev

              monte tous les systèmes de fichiers ext2 avec l'option _netdev, et
              pas les systèmes de fichiers qui sont seulement ext2 ou qui ont
              seulement l'option _netdev.

       -o, --options options
              Utiliser les options de montage indiquées. L’argument options est
              une liste séparée par des virgules. Par exemple :

                     mount LABEL=mydisk -o noatime,nodev,nosuid


              Pour plus de précisions, consultez les sections OPTIONS DE MONTAGE
              INDÉPENDANTES et OPTIONS DE MONTAGE SPÉCIFIQUES.


       --options-mode mode
              Contrôler la façon de combiner les options de fstab et mtab avec
              les options de la ligne de commande. mode peut être soit ignore,
              append, prepend ou replace. Par exemple, append signifie que les
              options de fstab sont ajoutées aux options de la ligne de
              commande. La valeur par défaut est prepend, signifiant que les
              options de la ligne de commande sont évaluées après les options de
              fstab. Remarquez que c’est la dernière option qui gagne en cas de
              conflit.


       --options-source source
              Source des options par défaut. source est une liste séparée par
              des virgules de fstab, mtab et disable. disable désactive fstab et
              mtab et désactive --options-source-force. La valeur par défaut est
              fstab,mtab.


       --options-source-force
              Utiliser les options de fstab et mtab si périphérique et
              répertoire sont spécifiés.


       -R, --rbind
              Remonter une sous-arborescence et tous les sous-montages possibles
              ailleurs (le contenu sera disponible en deux points différents).
              Voir plus haut « Les opérations de remontage ».

       -r, --read-only
              Monter le système de fichiers en lecture seule. Un synonyme est
              -o ro.

              Remarquez que selon le type et l'état du système de fichiers et le
              comportement du noyau, le système peut continuer à écrire sur le
              périphérique. Par exemple, ext3 et ext4 rejoueront leurs journaux
              si le système de fichiers est « dirty ». Pour prévenir ce type
              d'accès en écriture, vous devriez monter les systèmes de fichiers
              ext3 ou ext4 avec les options de montage ro,noload ou définir le
              périphérique bloc lui-même en mode lecture seule, consultez
              blockdev(8).

       -s     Tolérer les options non valables plutôt qu'échouer. Cela permet
              d'ignorer les options non prises en charge par un type de système
              de fichiers. Tous les systèmes de fichiers ne prennent pas en
              charge cette option. Actuellement, elle n’est prise en charge que
              par l’auxiliaire de montage mount.nfs.

       --source périphérique
              Si un seul argument est donné pour la commande de montage, alors
              cet argument pourrait être interprété comme une cible (point de
              montage) ou une source (périphérique). Cette option permet de
              définir explicitement que l’argument est la source du montage.

       --target répertoire
              Si un seul argument est donné pour la commande de montage, alors
              cet argument pourrait être interprété comme une cible (point de
              montage) ou une source (périphérique). Cette option permet de
              définir explicitement que l’argument est la cible du montage.

       --target-prefix répertoire
              Préfixer avec le répertoire indiqué toutes les cibles de montage.
              Cette option peut être utilisée pour suivre fstab, mais les
              opérations de montage sont réalisées ailleurs, par exemple :

                     mount --all --target-prefix /chroot -o X-mount.mkdir

              monte tout à partir du fstab du système sur /chroot, tous les
              points de montage inexistants sont créés (dû à X-mount.mkdir).
              Consultez aussi --fstab pour l’emploi d’un fstab alternatif.

       -T, --fstab chemin
              Indiquer un fichier fstab alternatif. Si chemin est un répertoire,
              alors les fichiers de ce répertoire sont triés par strverscmp(3) ;
              les fichiers qui commencent par « . » ou sans extension .fstab
              sont ignorés. L’option peut être indiquée plus d’une fois. Cette
              option est surtout conçue pour les scripts d’initramfs ou de
              chroot où une configuration supplémentaire est indiquée au-delà de
              la configuration standard du système.

              Remarquez que mount(8) ne passe pas l’option --fstab à
              l’auxiliaire /sbin/mount.type, ce qui signifie que les fichiers
              fstab alternatifs seront invisibles aux auxiliaires. Ce n’est pas
              un problème pour les montages normaux, mais les montages
              d’utilisateurs ordinaires nécessitent toujours fstab pour vérifier
              les droits de l’utilisateur.

       -t, --types type
              L’argument suivant le -t est utilisé pour indiquer le type de
              système de fichiers. Les types de systèmes de fichiers
              actuellement pris en charge dépendent du noyau utilisé. Consultez
              /proc/filesystems et /lib/modules/$(uname -r)/kernel/fs pour une
              liste complète de systèmes de fichiers. Les plus communs sont
              ext2, ext3, ext4, xfs, btrfs, vfat, sysfs, proc, nfs et cifs.

              Les programmes mount(8) et umount(8) gèrent les sous-types de
              systèmes de fichiers. Le sous-type est défini par un suffixe
              « .sous-type ». Par exemple, « fuse.sshfs ». Vous devriez plutôt
              utiliser la notation de sous-type qu'ajouter un préfixe à la
              source de montage (par exemple « sshfs#example.com » est
              obsolète).

              Si aucune option -t n'est mentionnée, ou si le type auto est
              précisé, mount essayera de deviner le type désiré. mount utilise
              la bibliothèque blkid pour deviner le type de système de fichiers.
              S'il ne trouve rien qui lui soit familier, mount essaiera de lire
              le fichier /etc/filesystems ou, s'il n'existe pas,
              /proc/filesystems. Tous les types de systèmes de fichiers indiqués
              seront essayés, sauf ceux marqués « nodev » (par exemple devpts,
              proc et nfs). Si /etc/filesystems se termine par une ligne
              contenant un seul *, mount lira ensuite /proc/filesystems. Durant
              l'essai, tous les types de système de fichiers seront montés avec
              l’option de montage silent.

              Le type auto peut être utile pour des disquettes montées par
              l'utilisateur. Créer un fichier /etc/filesystems permet de changer
              l'ordre d'essai (par exemple vfat avant msdos, ou ext3 avant ext2)
              ou d'utiliser un autochargeur de modules pour le noyau.

              Plusieurs types peuvent être indiqués, séparés par des virgules,
              pour l’option -t comme pour une entrée /etc/fstab. La liste des
              types de systèmes de fichiers pour l’option -t peut également être
              préfixée par no pour indiquer les types à ignorer. Le préfixe no
              est sans effet dans une entrée /etc/fstab.

              Le préfixe no peut avoir du sens avec l’option -a. Par exemple, la
              commande

                     mount -a -t nomsdos,smbfs

              monte tous les systèmes de fichiers, à l'exception de ceux du type
              msdos et smbfs.

              Pour la plupart des types, mount n’effectue qu’un appel système
              mount(2) et aucune connaissance détaillée du système de fichiers
              n'est nécessaire. Pour certains types toutefois (comme nfs, nfs4,
              cifs, smbfs, ncpfs), du code supplémentaire est indispensable. Les
              systèmes de fichiers nfs, nfs4, cifs, smbfs et ncpfs ont un
              programme de montage indépendant. Afin de rendre uniforme le
              traitement de tous les types, mount exécutera le programme
              /sbin/mount.type (s'il existe) lorsqu'il est invoqué avec le type
              type. Comme différentes versions de smbmount ont des conventions
              d'appels diverses, /sbin/mount.smbfs peut être un script shell qui
              réalise l'appel voulu.

       -U, --uuid UUID
              Monter la partition ayant l'UUID indiqué.

       -v, --verbose
              Mode verbeux.

       -w, --rw, --read-write
              Monter le système de fichiers en écriture et lecture. Lecture et
              écriture est le réglage par défaut du noyau et le comportement par
              défaut de mount est d’essayer la lecture seule si le précédent
              appel système de montage avec des drapeaux pour la lecture et
              l’écriture sur des périphériques protégés contre l’écriture
              échouait.

              Un synonyme est -o rw.

              Remarquez que l’option -w sur la ligne de commande force mount à
              ne pas essayer un montage en lecture seule sur les périphériques
              protégés en écriture ou sur des systèmes de fichiers montés
              seulement en lecture.

       -V, --version
              Afficher le nom et la version du logiciel et quitter.

       -h, --help
              Afficher l’aide-mémoire puis quitter.


OPTIONS DE MONTAGE INDÉPENDANTES
       Certaines de ces options sont seulement utiles lorsque les montages
       apparaissent dans le fichier /etc/fstab.

       Certaines de ces options peuvent être activées ou désactivées par défaut
       dans l'environnement du noyau. Pour vérifier la configuration actuelle,
       consultez les options dans /proc/mounts. Remarquez que les systèmes de
       fichiers ont aussi des options de montage par défaut spécifiques au
       système de fichiers (consultez par exemple la sortie de tune2fs -l pour
       les systèmes de fichiers extN).

       Les options suivantes s'appliquent à tous les systèmes de fichiers montés
       (mais tous les systèmes de fichiers ne les honorent pas, par exemple sync
       n'est effective que pour ext2, ext3, ext4, fat, vfat, ufs et xfs) :


       async  Toutes les entrées et sorties sur le système de fichiers seront
              asynchrones (consultez aussi l'option sync).

       atime  Ne pas utiliser la fonctionnalité noatime, ainsi la date d'accès à
              l'inœud est contrôlée par les options par défaut du noyau.
              Consultez aussi les descriptions des options de montage
              strictatime et relatime.

       noatime
              Ne pas mettre à jour les horodatages d'accès aux inœuds sur ce
              système de fichiers (par exemple, pour un accès plus rapide pour
              des serveurs de nouvelles). Cela fonctionne pour tous les types
              d’inœuds (ainsi que pour les répertoires), donc cela implique
              nodiratime.

       auto   Peut être monté par l'option -a.

       noauto Ne peut être monté qu’explicitement (l'invocation de mount avec
              l'option -a ne montera pas le système de fichiers).

       context=contexte, fscontext=contexte, defcontext=contexte
              et rootcontext=contexte L’option context= est utile lors du
              montage de systèmes de fichiers qui ne gèrent pas les attributs
              étendus, tels que les lecteurs de disquette ou les disques durs
              formatés en VFAT, ou les systèmes qui ne fonctionnent pas sous
              SELinux, tels que les disques formatés en ext3 ou ext4 d’une
              station de travail SELinux. context= peut être utilisé sur les
              systèmes de fichiers douteux tels les disquettes. Elle assure
              aussi la compatibilité avec les systèmes de fichiers prenant en
              charge xattr avec les versions antérieures au noyau 2.4. Même si
              xattr est pris en charge, vous pouvez sauver les horodatages sans
              devoir étiqueter tous les fichiers en affectant un contexte de
              sécurité pour le disque entier.

              L'option context="system_u:object_r:removable_t" est couramment
              utilisée pour les supports amovibles.

              Deux autres options sont fscontext= et defcontext=, elles sont
              toutes les deux mutuellement exclusives avec l'option context=.
              Cela signifie que vous pouvez utiliser fscontext= et defcontext=
              ensemble, mais aucune ne peut être utilisée avec l'option
              context=.

              L'option fscontext= fonctionne pour tous les systèmes de fichiers,
              qu'ils prennent en charge xattr ou non. L'option fscontext= change
              l'étiquette du système de fichiers en un contexte de sécurité
              spécifique. L'étiquette du système de fichiers est distincte des
              étiquettes individuelles des fichiers. Elle représente le système
              de fichiers entier pour certains types de vérification de
              permission, comme une période de montage ou une création de
              fichier. Les étiquettes individuelles de fichiers sont toujours
              obtenues à partir des paramètres xattr des fichiers eux-mêmes.
              L'option de contexte définit réellement le contexte global que
              fscontext= fournit, en plus de fournir la même étiquette pour tous
              les fichiers individuels.

              Vous pouvez définir le contexte de sécurité par défaut pour les
              fichiers non étiquetés avec l'option defcontext=. Cela surcharge
              la valeur par défaut définie pour les fichiers non étiquetés de la
              stratégie de sécurité et nécessite un système de fichiers qui gère
              l'étiquetage xattr.

              L'option rootcontext= permet d'étiqueter explicitement l'inœud
              racine d'un système de fichiers avant que l'inœud ou le système de
              fichiers en cours de montage ne devienne visible depuis l'espace
              utilisateur. Cela s'est avéré utile pour des noyaux Linux
              « stateless ».

              Remarquez que le noyau rejette toutes les demandes de remontage
              qui contiennent l'option contexte, même quand elles ne modifient
              pas le contexte actuel.

              Avertissement : la valeur contexte pourrait contenir des virgules,
              auquel cas, la valeur doit être protégée correctement, sinon
              mount(8) interprétera la virgule comme un séparateur entre options
              de montage. N’oubliez pas que l’interpréteur de commandes supprime
              les guillemets simples, et donc que des guillemets doubles sont
              nécessaires. Par exemple :

                     mount -t tmpfs none /mnt -o \
                       'context="system_u:object_r:tmp_t:s0:c127,c456",noexec'

              Pour plus de précisions, consultez selinux(8).


       defaults
              Utiliser les options par défaut : rw, suid, dev, exec, auto,
              nouser et async.

              Remarquez que le véritable ensemble de toutes les options de
              montage par défaut dépend du noyau et du type de système de
              fichiers. Consultez le début de cette section pour plus de
              précisions.

       dev    Interpréter les périphériques spéciaux de type caractère ou bloc
              présents sur le système de fichiers.

       nodev  Ne pas interpréter les périphériques spéciaux de type caractère ou
              bloc présents sur le système de fichiers.

       diratime
              Mettre à jour les horodatages d'accès d'inœuds sur ce système de
              fichiers. Option par défaut (ignorée quand noatime est défini).

       nodiratime
              Ne pas mettre à jour les horodatages d'accès d'inœuds sur ce
              système de fichiers. Cette option est implicite quand noatime est
              défini.

       dirsync
              Toutes les mises à jour de répertoires du système de fichiers
              devraient être réalisées de façon synchrone. Cela concerne les
              appels système suivants : creat, link, unlink, symlink, mkdir,
              rmdir, mknod et rename.

       exec   Permettre l'exécution de fichiers binaires.

       noexec Ne pas autoriser l’exécution directe de fichiers binaires du
              système de fichiers monté.

       group  Autoriser un utilisateur ordinaire à monter le système de fichiers
              si l’un des groupes de cet utilisateur correspond au groupe du
              périphérique. Cette option implique les options nosuid et nodev (à
              moins qu'elles ne soient annulées par d'autres options comme dans
              la ligne d'options group,dev,suid).

       iversion
              Incrémenter le champ i_version d'un inœud à chaque modification de
              celui-ci.

       noiversion
              Ne pas incrémenter le champ i_version de l'inœud.

       mand   Permettre les verrouillages obligatoires sur ce système de
              fichiers. Consultez fcntl(2).

       nomand Ne pas permettre les verrouillages obligatoires sur ce système de
              fichiers.

       _netdev
              Le système de fichiers réside sur un périphérique nécessitant des
              accès réseau (utilisé pour éviter que le système essaye de monter
              ces systèmes de fichiers avant d'avoir activé le réseau).

       nofail Ne pas renvoyer d'erreur pour ce périphérique s'il n'existe pas.

       relatime
              Mettre à jour les horodatages d'accès à l’inœud par rapport à
              l’horodatage de modification. L’horodatage d'accès est mis à jour
              seulement si le précédent horodatage d'accès est antérieur à
              l’horodatage de modification (c'est équivalent à l'option noatime,
              mais permet aux applications, comme mutt, de savoir si un fichier
              a été lu depuis sa dernière modification).

              Depuis Linux 2.6.30, le comportement par défaut du noyau est celui
              fourni par cette option (sauf si noatime a été indiquée), et
              l'option strictatime est nécessaire pour obtenir les sémantiques
              traditionnelles. De plus, depuis Linux 2.6.30, la date de dernier
              accès au fichier est toujours mise à jour si elle est vieille de
              plus d'un jour.

       norelatime
              Ne pas utiliser la fonctionnalité relatime. Consultez aussi
              l'option de montage strictatime.

       strictatime
              Demander explicitement une mise à jour complète des horodatages
              d'accès. Cela permet au noyau d'utiliser relatime ou noatime par
              défaut, mais il est toujours possible de changer cela depuis
              l'espace utilisateur. Pour plus de précisions sur les options de
              montage par défaut, consultez /proc/mounts.

       nostrictatime
              Utiliser le comportement par défaut du noyau pour la mise à jour
              des horodatages d'accès aux inœuds.

       lazytime
              Ne mettre à jour les dates (atime, mtime, ctime) que dans la
              version en mémoire de l’inœud du fichier.

              Cette option de montage réduit significativement les écritures sur
              la table des inœuds pour les charges de travail qui réalisent des
              écritures aléatoires fréquentes sur les fichiers préalloués.

              Les horodatages sur disque ne sont mis à jour que quand :

              - l’inœud doit être mis à jour pour des modifications
                indépendantes des horodatages du fichier ;

              - l’application utilise fsync(2), syncfs(2) ou sync(2) ;

              - un inœud non supprimé est expulsé de la mémoire ;

              - more than 24 hours have passed since the inode was written to
                disk.


       nolazytime
              Ne pas utiliser la fonctionnalité lazytime.

       suid   Se conformer aux bits set-user-ID et set-group-ID ou aux capacités
              des fichiers lors de l’exécution de programmes de ce système de
              fichiers.

       nosuid Ne pas tenir compte des bits Set-UID et Set-GID ou des capacités
              de fichier lors de l'exécution de programmes sur le système de
              fichiers.

       silent Activer le mode silencieux.

       loud   Désactiver le mode silencieux.

       owner  Autoriser un utilisateur ordinaire à monter le système de fichiers
              si cet utilisateur est propriétaire du périphérique. Cette option
              implique les options nosuid et nodev (à moins qu'elles ne soient
              annulées par d'autres options comme dans la ligne d'options
              owner,dev,suid).

       remount
              Tenter de remonter un système de fichiers déjà monté. C'est
              utilisé pour changer les attributs de montage d'un système de
              fichiers, principalement pour autoriser l'écriture sur un système
              de fichiers en lecture seule. Cela ne change ni le périphérique ni
              le point de montage.

              L’opération de remontage de concert avec le drapeau bind possède
              des sémantiques spéciales. Consultez la sous-section « Les
              opérations de remontage » ci-dessus.

              La fonctionnalité de remontage suit la façon habituelle dont la
              commande mount fonctionne avec les options de fstab. Cela signifie
              que la commande mount ne lit pas fstab (ou mtab), seulement si
              périphérique et répertoire sont tous deux indiqués.

                  mount -o remount,rw /dev/toto /répertoire

              Après cet appel, toutes les anciennes options de montage sont
              remplacées et les options arbitraires du fichier fstab (ou mtab)
              sont ignorées, à part l’option loop= qui est générée en interne et
              maintenue par la commande mount.

                  mount -o remount,rw /répertoire

              Après cet appel, mount lit fstab et fusionne ces options avec les
              options de la ligne de commande (-o). Si aucun point de montage
              n’est trouvé dans fstab, alors le remontage sans source indiquée
              est permis.

              mount(8) permet d’utiliser --all pour remonter tous les systèmes
              de fichiers déjà montés qui correspondent avec un filtre indiqué
              (-O et -t). Par exemple :

                  mount --all -o remount,ro -t vfat

              remonte tous les systèmes de fichiers vfat déjà montés en mode
              écriture seule. Chaque système de fichiers est remonté par la
              sémantique mount -o remount,ro /dir. Cela signifie que la commande
              de montage lit fstab ou mtab et fusionne leurs options avec celles
              de la ligne de commande.

       ro     Monter le système de fichiers en lecture seule.

       rw     Monter le système de fichiers en lecture/écriture.

       sync   Toutes les entrées et sorties du système de fichiers doivent être
              réalisées de façon synchrone. Dans le cas d'un support avec un
              nombre limité de cycles d'écriture (par exemple des mémoires
              flash), sync peut réduire la durée de vie de celui-ci.

       user   Autoriser les utilisateurs ordinaires à monter le système de
              fichiers. Le nom de l’utilisateur qui a monté le système de
              fichiers est noté dans le fichier mtab (ou dans le fichier privé
              libmount de /run/mount sur les systèmes sans fichier mtab
              traditionnel) pour que cet utilisateur puisse le démonter ensuite.
              Cela entraîne l'utilisation des options noexec, nosuid et nodev (à
              moins qu'elles ne soient explicitement surchargées, comme dans la
              ligne d’options user,exec,dev,suid).

       nouser Ne pas autoriser d'utilisateur ordinaire à monter le système de
              fichiers. C’est le comportement par défaut ; il n’implique aucune
              autre option.

       users  Autoriser tous les utilisateurs à monter et démonter le système de
              fichiers, même quand un autre utilisateur ordinaire l’a monté.
              Cette option implique les options noexec, nosuid et nodev (sauf
              s'il y a une surcharge par une option ultérieure, comme dans la
              ligne d’options users,exec,dev,suid).

       X-*    Toutes les options précédées de X- sont interprétées comme des
              commentaires ou des options spécifiques aux applications d’espace
              utilisateur. Ces options ne sont pas gardées dans l’espace
              utilisateur (par exemple, le fichier mtab) et ne sont pas
              transmises aux auxiliaires mount.type ni aux appels système
              mount(2). Le format suggéré est X-nom_application.option.

       x-*    La même chose qu’avec les options X-*, mais enregistrement
              permanent dans l’espace utilisateur. Cela signifie que les options
              sont aussi disponibles pour des démontages ou d’autres
              utilisations. Remarquez que conserver en espace utilisateur les
              options de montage est délicat, car il est nécessaire d’utiliser
              des outils basés sur libmount et qu’il n’existe aucune garantie
              que les options seront toujours disponibles (par exemple, après
              une opération de déplacement de montage ou dans un espace
              utilisateur non partagé).

              Remarquez qu’avant la version 2.30 d’util-linux les options x-*
              n’étaient pas conservées par libmount et enregistrées en espace
              utilisateur (la fonctionnalité était la même que pour X-*
              maintenant), mais à cause du nombre grandissant de cas
              d’utilisation (dans initrd, systemd, etc.), la fonctionnalité a
              été étendue pour conserver les configurations fstab utilisables
              sans aucune modification.

       X-mount.mkdir[=mode]
              Permettre de créer un répertoire cible (point de montage) s’il
              n’existe pas encore. L’argument facultatif mode indique le mode
              d’accès au système de fichiers utilisé pour mkdir(2) en notation
              octale. Le mode par défaut est 0755. Cette fonctionnalité n’est
              prise en charge que pour le superutilisateur ou quand mount est
              exécuté sans les droits setuid. Cette option est aussi prise en
              charge sous forme x-mount.mkdir, cette notation est obsolète
              depuis la version 2.30.

       nosymfollow
              Do not follow symlinks when resolving paths.  Symlinks can still
              be created, and readlink(1), readlink(2), realpath(1)  and
              realpath(3)  all still work properly.


OPTIONS DE MONTAGE SPÉCIFIQUES
       Cette section liste les options particulières à des systèmes de fichiers.
       Quand cela est possible, vous devriez consulter la page de manuel
       spécifique au système de fichiers pour plus de détails. Certaines pages
       sont listées dans le tableau suivant.

       Système(s) de fichiers   Page de manuel
       btrfs                    btrfs(5)
       cifs                     mount.cifs(8)
       ext2, ext3, ext4         ext4(5)
       fuse                     fuse(8)
       nfs                      nfs(5)
       tmpfs                    tmpfs(5)
       xfs                      xfs(5)

       Remarquez que certaines pages listées ci-dessus pourraient être
       disponibles uniquement après avoir installé leurs outils respectifs en
       espace utilisateur.

       Les options suivantes ne s'appliquent qu'à certains systèmes de fichiers.
       Elles sont triées par type de système de fichiers. Elles s'utilisent
       toutes à la suite de l’attribut -o.

       Les options prises en charge dépendent un peu du noyau en cours
       d'utilisation. Vous trouverez plus d'informations dans le sous-répertoire
       Documentation/filesystems des sources du noyau.

   Options de montage pour adfs
       uid=valeur et gid=valeur
              Définir le propriétaire et le groupe des fichiers du système de
              fichiers (par défaut : uid=gid=0).

       ownmask=valeur et othmask=valeur
              Définir le masque de permissions pour le propriétaire ADFS et les
              permissions des « autres » respectivement (défaut : 0700 et 0077,
              respectivement). Consultez aussi
              /usr/src/linux/Documentation/filesystems/adfs.rst.


   Options de montage pour affs
       uid=valeur et gid=valeur
              Définir le propriétaire et le groupe de la racine du système de
              fichiers (par défaut : uid=gid=0, mais avec l'option uid ou gid
              sans valeur indiquée, l'UID et le GID du processus appelant seront
              utilisés).

       setuid=valeur et setgid=valeur
              Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers.

       mode=valeur
              Définir le mode d'accès à tous les fichiers au mode valeur & 0777
              sans s'occuper de leurs permissions d'origine. Cela ajoute
              également l'autorisation de parcours dans les répertoires qui
              permettent la lecture. La valeur doit être mentionnée en octal.

       protect
              N'autoriser aucune modification des bits de protection du système
              de fichiers.

       usemp  Définir l'UID et le GID de la racine du système de fichiers à
              l'UID et au GID du point de montage jusqu'au premier sync ou
              umount, puis ignorer cette option. Bizarre…

       verbose
              Afficher des informations supplémentaires pour chaque montage
              réussi.

       prefix=chaîne
              Préfixe à utiliser avant le nom de volume lorsqu'un lien est
              suivi.

       volume=chaîne
              Préfixe (30 caractères au plus) à utiliser avant « / » lorsqu'un
              lien symbolique est suivi.

       reserved=valeur
              Nombre de blocs inutilisés au début du périphérique (2 par
              défaut).

       root=valeur
              Fournir explicitement l'emplacement du bloc racine.

       bs=valeur
              Fournir la taille de bloc. Les valeurs autorisées sont 512, 1024,
              2048 et 4096.

       grpquota|noquota|quota|usrquota
              Ces options sont acceptées, mais sans effet (toutefois les
              utilitaires de quota peuvent réagir à de telles chaînes dans
              /etc/fstab).


   Options de montage pour debugfs
       Le système de fichiers debugfs est un pseudosystème de fichiers,
       traditionnellement monté sous /sys/kernel/debug. Avec la version 3.4 du
       noyau, debugfs a les options de montage suivantes.

       uid=n, gid=n
              Définir le propriétaire et le groupe du point de montage.

       mode=valeur
              Définir le mode du point de montage.


   Options de montage pour devpts
       Le système de fichiers devpts est un pseudosystème de fichiers,
       traditionnellement monté sous /dev/pts. Pour acquérir un pseudoterminal,
       un processus ouvre /dev/ptmx ; le numéro du pseudoterminal est rendu
       disponible au processus, et le pseudoterminal esclave est accessible en
       tant que /dev/pts/<numéro>.

       uid=valeur et gid=valeur
              Définir le propriétaire et le groupe des pseudoterminaux
              nouvellement créés. Lorsque rien n'est indiqué, ils seront fixés
              avec l'UID et le GID du processus créateur. Par exemple, si un
              groupe tty de GID 5 est présent, alors gid=5 fera appartenir les
              pseudoterminaux nouvellement créés au groupe tty.

       mode=valeur
              Définir le mode des pseudoterminaux nouvellement créés. La valeur
              par défaut est 0600. Une valeur mode=620 et gid=5 correspond à un
              « mesg y » pour tous les pseudoterminaux nouvellement créés.

       newinstance
              Créer une instance privée du système de fichiers devpts, les index
              des pseudoterminaux alloués dans cette nouvelle instance seront
              indépendants des index créés dans les autres instances devpts.

              Tous les montages de devpts sans l'option newinstance partagent le
              même ensemble d'index de pseudoterminaux (mode legacy). Chaque
              montage de devpts avec l'option newinstance utilise un ensemble
              privé d'index de pseudoterminaux.

              Cette option est principalement utilisée pour gérer les conteneurs
              dans le noyau Linux. Elle est implémentée dans le noyau Linux
              depuis la version 2.6.29. De plus, cette option de montage n'est
              valable que si l'option CONFIG_DEVPTS_MULTIPLE_INSTANCES est
              activée dans la configuration du noyau.

              Pour utiliser cette option efficacement, /dev/ptmx doit être un
              lien symbolique vers pts/ptmx. Consultez
              Documentation/filesystems/devpts.txt dans les sources du noyau
              Linux pour plus de précisions.

       ptmxmode=valeur

              Définir le mode du nouveau nœud de périphérique ptmx dans le
              système de fichiers devpts.

              Avec la gestion des instances multiples de devpts (consultez
              l'option newinstance ci-dessus), chaque instance possède un nœud
              privé ptmx dans la racine du système de fichiers (typiquement
              /dev/pts/ptmx).

              Pour être compatible avec les anciennes versions du noyau, le mode
              par défaut des nouveaux nœuds ptmx est 0000. ptmxmode=valeur
              indique un mode plus pratique pour le nœud ptmx et est recommandé
              lorsque l'option newinstance est indiquée.

              Cette option est implémentée dans le noyau Linux depuis la
              version 2.6.29. De plus, cette option n'est valable que si
              l'option CONFIG_DEVPTS_MULTIPLE_INSTANCES est activée dans la
              configuration du noyau.


   Options de montage pour fat
       (Note : fat n'est pas un système de fichiers séparé, mais une portion
       commune des systèmes de fichiers msdos, umsdos et vfat).

       blocksize={512|1024|2048}
              Définir la taille des blocs (par défaut 512). Cette option est
              obsolète.

       uid=valeur et gid=valeur
              Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers (les
              valeurs par défaut sont l'UID et le GID du processus actuel).

       umask=valeur
              Définir l'umask (c'est-à-dire le masque de bits des permissions
              qui ne sont pas fournies). Par défaut, il s'agit de l'umask du
              processus actuel. La valeur est donnée en octal.

       dmask=valeur
              Définir l'umask appliqué aux répertoires seulement. Par défaut,
              c'est l'umask du processus appelant. La valeur est donnée en
              octal.

       fmask=valeur
              Définir l'umask appliqué aux fichiers normaux seulement. Par
              défaut, c'est l'umask du processus appelant. La valeur est donnée
              en octal.

       allow_utime=valeur
              Cette option contrôle la vérification des permissions de mtime ou
              atime.

              20     Si le processus actuel appartient au GID du fichier,
                     l'horodatage peut être modifié.

              2      Les autres utilisateurs peuvent changer les horodatages.

              La valeur par défaut est définie depuis l'option dmask (s'il est
              possible d'écrire dans le répertoire, utime(2) est autorisé,
              c'est-à-dire « ~dmask & 022 »).

              Normalement, utime(2) vérifie que le processus actuel est le
              propriétaire du fichier ou qu'il a la propriété CAP_FOWNER.
              Cependant, les systèmes de fichiers FAT n’ont pas d'UID ou de GID
              sur le disque, donc une vérification normale est trop inflexible.
              Avec cette option, vous pouvez l'assouplir.

       check=valeur
              Les trois niveaux suivants de vérification de noms de fichiers
              sont disponibles.

              r[elaxed]
                     Les majuscules et minuscules sont acceptées et
                     équivalentes. La partie excédentaire des noms longs est
                     supprimée (par exemple nombeaucouptroplong.toto devient
                     nombeauc.tot). Les espaces en tête et dans les noms sont
                     acceptés, tant dans le nom que dans l'extension.

              n[ormal]
                     Comme relaxed, mais de nombreux caractères spéciaux (*, ?,
                     <, espaces, etc.) sont refusés. C'est le comportement par
                     défaut.

              s[trict]
                     Comme normal, mais les noms qui contiennent une partie
                     longue ou des caractères spéciaux qui sont parfois utilisés
                     sous Linux, mais pas acceptés par MS-DOS (+, =, etc.) sont
                     rejetés.

       codepage=valeur
              Définir la page de code pour convertir les caractères des noms
              courts des systèmes de fichiers FAT et VFAT. Par défaut, la
              page 437 est utilisée.

       conv=mode
              Cette option est obsolète et peut échouer ou être ignorée.

       cvf_format=module
              Obliger le pilote à utiliser le module CVF (Compressed Volume
              File) cvf_module plutôt que l'autodétection. Si le noyau gère
              kmod, l'option cvf_format=module commande aussi le chargement du
              module CVF à la demande. Cette option est obsolète.

       cvf_option=option
              Option passée au module CVF. Cette option est obsolète.

       debug  Activer l'attribut debug. Un numéro de version et une liste des
              paramètres du système de fichiers seront affichés (ces données
              seront également affichées si les paramètres semblent
              incohérents).

       discard
              Si elles sont activées, des commandes discard et TRIM seront
              envoyées au périphérique bloc quand les blocs sont libérés. C'est
              utile pour les périphériques SSD et l'allocation fine et dynamique
              (« thinly-provisioned LUN »).

       dos1xfloppy
              Si définie, utiliser une configuration de repli par défaut de
              paramètre bloc du BIOS, déterminée par la taille du périphérique
              sous-jacent. Ces paramètres statiques correspondent aux valeurs
              par défaut supposées par DOS 1.x pour les disquettes et images de
              disquettes de 160 kio, 180 kio, 320 kio et 360 kio.

       errors={panic|continue|remount-ro}
              Indiquer le comportement FAT en cas d’erreur critique : panic,
              continuer sans rien faire ou remonter la partition en mode lecture
              seule (comportement par défaut).

       fat={12|16|32}
              Préciser s'il s'agit d'une FAT 12, 16 ou 32 bits. Cela a priorité
              sur la détection automatique du type de FAT. À utiliser avec
              précaution !

       iocharset=valeur
              Jeu de caractères pour les conversions entre les caractères 8 bits
              et les caractères 16 bits Unicode. Par défaut c'est ISO 8859-1.
              Les noms de fichiers longs sont conservés sur le disque au format
              Unicode.

       nfs={stale_rw|nostale_ro}
              N’activer cela que si vous voulez exporter le système de fichiers
              FAT par NFS.

              stale_rw : cette option maintient un index (cache) des inœuds de
              répertoire qui est utilisé par le code relatif à NFS pour
              améliorer les recherches. Les opérations complètes de fichier
              (lecture ou écriture) par NFS sont prises en charge mais avec
              expulsion du cache vers le serveur NFS, cela pourrait avoir pour
              conséquence des erreurs ESTALE infondées.

              nostale_ro : cette option base le numéro d’inœud et le
              gestionnaire de fichiers sur l’emplacement d’un fichier sur le
              disque dans l’entrée de répertoire FAT. Cela assure que ESTALE ne
              sera pas renvoyé après l'expulsion d’un fichier du cache d’inœuds.
              Cependant, cela signifie que les opérations comme le renommage, la
              création et la destruction pourraient forcer les gestionnaires de
              fichiers qui pointaient auparavant vers un fichier à pointer vers
              un autre fichier, avec une éventuelle corruption de données. Pour
              cette raison, cette option monte aussi le système de fichiers en
              lecture seule.

              Pour la compatibilité ascendante, -o nfs est aussi acceptée,
              signifiant par défaut stale_rw.

       tz=UTC Cette option désactive la conversion des horodatages entre le
              temps local (comme utilisé par Windows avec FAT) et le temps
              universel (que Linux utilise en interne). C'est particulièrement
              utile lors de montage de périphériques (comme des appareils photo
              numériques) qui utilisent l'heure universelle afin de s'affranchir
              des différentes heures locales.

       time_offset=minutes
              Définir le décalage pour la conversion des horodatages de l’heure
              locale utilisée par FAT en UTC. C’est-à-dire que minutes seront
              soustraites de chaque horodatage pour le convertir en UTC, tel
              qu’utilisé en interne par Linux. C’est utile quand le fuseau
              horaire défini dans le noyau par settimeofday(1) n’est pas le
              fuseau horaire utilisé par le système de fichiers. Remarquez que
              cette option ne fournit cependant pas d’horodatage correct dans
              tous les cas en présence d’heure d’été — les horodatages en cas de
              configuration d’heure d’été différente seront décalés d’une heure.

       quiet  Activer l'attribut quiet. Les tentatives de modification du
              propriétaire ou du mode d'accès aux fichiers ne renverront pas
              d'erreurs, bien qu'elles échouent. À utiliser avec précaution !

       rodir  FAT a l’attribut ATTR_RO (lecture seule). Sous Windows, l’ATTR_RO
              du répertoire sera simplement ignoré et il n’est utilisé que par
              les applications comme un attribut (par exemple, il est défini
              pour le répertoire personnalisé).

              Pour utiliser ATTR_RO comme un attribut de lecture seule même pour
              le répertoire, activez cette option.

       showexec
              Si activée, les bits de permission d'exécution du fichier seront
              autorisés seulement si l'extension du nom de fichier est EXE, BAT
              ou COM. Désactivée par défaut.

       sys_immutable
              Si activée, l'attribut FAT ATTR_SYS est géré comme un attribut
              immuable sous Linux. Désactivée par défaut.

       flush  Si activée, le système de fichiers essayera de vider vers le
              disque plus tôt que la normale. Désactivée par défaut.

       usefree
              Utiliser la valeur de secteurs libres (« free clusters »)
              disponible dans FSINFO. Elle sera utilisée pour déterminer le
              nombre de secteurs libres sans analyser le disque. Elle n'est pas
              utilisée par défaut car les versions récentes de Windows ne la
              mettent pas à jour correctement dans certains cas. Si vous êtes
              sûr que la valeur de secteurs libres sur FSINFO est correcte, vous
              pouvez éviter l'analyse du disque grâce à cette option.

       dots, nodots, dotsOK=[yes|no]
              Diverses tentatives risquées pour forcer un comportement UNIX ou
              DOS dans un système de fichiers FAT.


   Options de montage pour hfs
       creator=cccc, type=cccc
              Positionner les valeurs « creator » et « type » telles que les
              montre le « Finder MacOS » lors de la création de nouveaux
              fichiers. Valeurs par défaut « ???? ».

       uid=n, gid=n
              Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers (les
              valeurs par défaut sont l'UID et le GID du processus actuel).

       dir_umask=n, file_umask=n, umask=n
              Établir l'umask utilisé pour tous les répertoires, tous les
              fichiers normaux ou tous les fichiers et répertoires. La valeur
              par défaut est l'umask du processus actuel.

       session=n
              Choisir la session de CD-ROM à monter. La valeur par défaut est de
              laisser cette décision au lecteur de CD-ROM. Cette option ne
              fonctionne que pour les CD-ROM.

       part=n Choisir la partition numéro n du périphérique. Cela n'a de sens
              que pour les CD-ROM. Le comportement par défaut est de ne pas
              analyser la table de partitions.

       quiet  Ne pas se plaindre dans le cas d'options de montage non valables.


   Options de montage pour hpfs
       uid=valeur et gid=valeur
              Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers (les
              valeurs par défaut sont l'UID et le GID du processus actuel).

       umask=valeur
              Définir l'umask (c'est-à-dire le masque de bits des permissions
              qui ne sont pas fournies). Par défaut, il s'agit de l'umask du
              processus actuel. La valeur est donnée en octal.

       case={lower|asis}
              Convertir les noms de fichiers en minuscules (lower) ou les
              laisser tels quels (asis). Par défaut : case=lower.

       conv=mode
              Cette option est obsolète et peut échouer ou être ignorée.

       nocheck
              Ne pas interrompre le montage si un test de cohérence échoue.


   Options de montage pour ISO 9660
       ISO 9660 est une norme décrivant la structure du système de fichiers pour
       les CD-ROM (ce type de système de fichiers apparaît aussi sur certains
       DVD ; consultez également le système de fichiers udf).

       Les noms de fichiers iso9660 normaux se présentent au format 8.3 (limite
       de longueur des noms comme sous DOS). Tous les caractères sont en
       majuscules. De plus, rien n'est prévu pour stocker le propriétaire du
       fichier, le mode d'accès, le nombre de liens, les périphériques bloc ou
       caractère, etc.

       Rock Ridge est une extension du format ISO 9660 qui permet d'offrir ces
       fonctionnalités UNIX. En gros, des données sont ajoutées pour chaque
       entrée de chaque répertoire afin de fournir les informations désirées.
       Lorsque Rock Ridge est utilisée, le système de fichiers est complètement
       semblable à un système de fichiers UNIX normal (sauf qu'il est en lecture
       seule évidemment).

       norock Ne pas utiliser les extensions Rock Ridge, même si elles sont
              disponibles. Consultez map.

       nojoliet
              Désactiver les extensions Microsoft Joliet, même si elles sont
              disponibles. Consultez map.

       check={r[elaxed]|s[trict]}
              Avec check=relaxed, les noms de fichier sont convertis en
              minuscules avant de lancer la recherche. Cela n'a probablement
              d'intérêt qu'avec les options norock et map=normal. (Par défaut :
              check=strict.)

       uid=valeur et gid=valeur
              Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers en
              écrasant éventuellement les informations trouvées dans les
              extensions Rock Ridge (par défaut : uid=0,gid=0).

       map={n[ormal]|o[ff]|a[corn]}
              Pour les volumes sans extension Rock Ridge, la conversion des noms
              de fichiers change les majuscules en minuscules, supprime
              l'éventuel « ;1 » final, et transforme « ; » en « . ». Avec
              map=off il n'y a pas de conversion. Consultez norock (map=normal
              par défaut). map=acorn est comme map=normal, mais applique aussi
              les extensions Acorn si elles sont présentes.

       mode=valeur
              Pour les volumes non Rock Ridge, donner le mode indiqué à tous les
              fichiers (par défaut : lecture et exécution autorisées pour tous).
              Les valeurs de mode octal nécessitent 0 en tête).

       unhide Montrer également les fichiers cachés et les fichiers d'extensions
              (si les fichiers ordinaires et les fichiers d'extensions ou cachés
              ont les mêmes noms, cela peut rendre inaccessibles les fichiers
              ordinaires).

       block={512|1024|2048}
              Définir la taille de bloc (block=1024 par défaut).

       conv=mode
              Cette option est obsolète et peut échouer ou être ignorée.

       cruft  Si l'octet de poids fort de la taille d'un fichier contient
              n'importe quoi, utilisez cette option de montage pour ignorer les
              octets de poids fort de taille de fichier. Cela force la longueur
              maximale d'un fichier à 16 Mo.

       session=x
              Indiquer le numéro de session sur un CD multisessions.

       sbsector=xxx
              La session commence au secteur xxx.

       Les options suivantes sont les mêmes que pour vfat et les indiquer n'a de
       sens que dans le cas de disques utilisant les extensions Joliet de
       Microsoft.

       iocharset=valeur
              Jeu de caractères à utiliser pour la conversion des caractères
              Unicode 16 bits du CD en caractères 8 bits. Le jeu par défaut est
              ISO 8859-1.

       utf8   Convertir les caractères Unicode 16 bits du CD en UTF-8.


   Options de montage pour jfs
       iocharset=nom
              Jeu de caractères à utiliser pour la conversion de l'Unicode en
              ASCII. Le comportement par défaut est de ne pas faire de
              conversion. Utiliser iocharset=utf8 pour les traductions UTF-8.
              Cela nécessite que CONFIG_NLS_UTF8 soit positionné dans le fichier
              .config du noyau.

       resize=valeur
              Redimensionner le volume à valeur blocs. JFS ne prend en charge
              que l'agrandissement d'un volume, pas sa réduction. Cette option
              n'est valable que lors d'un remontage, lorsque le volume est monté
              en lecture et écriture. Le mot clef resize sans valeur associée
              fera que le volume sera agrandi à toute la taille de la partition.

       nointegrity
              Ne pas écrire dans le journal. La première utilisation de cette
              option est de permettre une meilleure performance lors de la
              restauration d'un volume à partir d'un média de sauvegarde.
              L'intégrité du volume n'est pas garantie si le système s'est
              arrêté de manière anormale.

       integrity
              C'est le comportement par défaut. Soumettre les modifications des
              méta-données dans le journal. Utilisez cette option pour remonter
              un volume lorsque l'option nointegrity a été précédemment utilisée
              afin de retrouver un comportement normal.

       errors={continue|remount-ro|panic}
              Définir le comportement lorsqu'une erreur survient. (Soit ignorer
              les erreurs et simplement marquer le système de fichiers comme
              erroné et continuer, soit remonter le système de fichiers en
              lecture seule, soit déclencher une panique du noyau et arrêter le
              système).

       noquota|quota|usrquota|grpquota
              Ces options sont acceptées mais ignorées.


   Options de montage pour msdos
       Consultez les options de montage pour fat. Si le système de fichiers
       msdos détecte des incohérences, une erreur sera indiquée, et le système
       de fichiers passera en lecture seule. L'écriture peut être réactivée en
       remontant le système de fichiers.


   Options de montage pour ncpfs
       Tout comme nfs, l'implémentation de ncpfs nécessite un paramètre binaire
       (une structure ncp_mount_data) lors de l'appel système. Cet argument est
       construit par ncpmount(8) et la version actuelle de mount (2.12) ne
       connaît rien en ce qui concerne ncpfs.


   Options de montage pour ntfs
       iocharset=nom
              Jeu de caractères à utiliser pour renvoyer les noms de fichiers.
              Contrairement à VFAT, NTFS supprime les noms qui contiennent des
              caractères non convertibles. Obsolète.

       nls=nom
              Nouveau nom pour l'option précédemment nommée iocharset.

       utf8   Utiliser UTF-8 pour convertir les noms de fichiers.

       uni_xlate={0|1|2}
              Si 0 (ou no, ou false), ne pas utiliser de séquences
              d'échappements pour les caractères Unicode inconnus. Si 1 (ou yes,
              ou true) ou 2, utiliser les séquences d'échappement sur quatre
              octets de style vfat en commençant par « : ». Avec 2, un codage
              petit boutiste (« little-endian ») est utilisé et avec 1 un codage
              grand boutiste (« big-endian »).

       posix=[0|1]
              Si actif (posix=1), le système de fichiers distingue les
              majuscules des minuscules. Les noms d'alias 8.3 sont présentés
              sous forme de liens physiques plutôt qu'être supprimés. Cette
              option est obsolète.

       uid=valeur, gid=valeur et umask=valeur
              Définir les permissions des fichiers sur le système de fichiers.
              La valeur d'umask est fournie en octal. Par défaut, les fichiers
              appartiennent au superutilisateur et ne sont lisibles par personne
              d'autre.


   Options de montage pour la superposition (overlay)
       Depuis Linux 3.18, le pseudo système de fichiers overlay met en œuvre un
       montage en union (union mount) pour d’autres système de fichiers.

       Un système de fichiers de superposition combine deux systèmes de fichiers
       — un système de fichiers supérieur et un système de fichiers inférieur.
       Lorsqu’un nom est présent sur les deux systèmes de fichiers, l’objet dans
       le système de fichiers supérieur est visible tandis que l’objet dans le
       système de fichiers inférieur est soit caché, ou, dans le cas de
       répertoire, fusionné avec l’objet supérieur.

       Le système de fichiers inférieur peut être n’importe quel système de
       fichiers pris en charge par Linux et n’a nul besoin d’être modifiable. Il
       peut même être un autre système de fichiers overlay. Le système de
       fichiers supérieur sera normalement modifiable et si cela est, il doit
       gérer la création d’attributs étendus trusted.* et fournir un d_type
       autorisé dans les réponses de readdir, aussi NFS n’est pas adapté.

       Un système de fichiers overlay en lecture seule de deux systèmes de
       fichiers peut utiliser n’importe quel type de système de fichiers. Les
       options lowerdir et upperdir sont combinées dans un répertoire de fusion
       en utilisant :

              mount -t overlay  overlay  \
              -olowerdir=/lower,upperdir=/upper,workdir=/work  /merged


       lowerdir=répertoire
              N’importe quel système de fichiers, sans nécessité d’être sur un
              système de fichiers modifiable.

       upperdir=répertoire
              Le répertoire est normalement un système de fichiers modifiable.

       workdir=répertoire
              Le répertoire doit être un répertoire vide sur le même système de
              fichiers que le répertoire supérieur.


   Options de montage pour reiserfs
       Reseirfs est un système de fichiers journalisé.

       conv   Indiquer à la version 3.6 de ReiserFS de monter un système de
              fichiers de la version 3.5, et d'utiliser le format 3.6 pour les
              nouveaux objets. Ce système de fichiers ne sera plus compatible
              avec les outils ReiserFS 3.5.

       hash={rupasov|tea|r5|detect}
              Choisir la fonction de hachage dont reiserfs usera pour retrouver
              les fichiers dans les répertoires.

              rupasov
                     Une fonction de hachage inventée par Yuri Yu. Rupasov,
                     rapide et préservant la localité, mappant les noms de
                     fichiers proches lexicographiquement vers des valeurs de
                     hachage proches. Ne devrait pas être utilisée à cause de
                     probabilités élevées de collisions de hachage.

              tea    Une fonction de Davis-Meyer implémentée par Jeremy
                     Fitzhardinge. Elle utilise des permutations de bits de
                     hachage dans les noms. Elle procure un grand caractère
                     aléatoire et donc de faibles probabilités de collision de
                     hachage, au prix d'un certain coût processeur. Elle peut
                     être utilisée si des erreurs EHASHCOLLISION se produisent
                     avec la fonction de hachage r5.

              r5     Une version modifiée de la fonction hachage de rupasov.
                     Elle est utilisée par défaut, et semble le meilleur choix
                     sauf si le système de fichiers a d'énormes répertoires et
                     des motifs de nom de fichier non habituels.

              detect Demander à mount de rechercher la fonction de hachage à
                     utiliser en examinant le système de fichiers à monter, et
                     d'écrire cette information dans le superbloc ReiserFS. Cela
                     ne sert qu'au premier montage d'un système de fichiers d'un
                     ancien format.

       hashed_relocation
              Ajuster l'allocation de blocs. Peut améliorer les performances
              dans certaines situations.

       no_unhashed_relocation
              Ajuster l'allocation de blocs. Peut améliorer les performances
              dans certaines situations.

       noborder
              Désactiver l'algorithme d'allocation « border » de Yury Yu.
              Rupasov. Cela peut améliorer les performances dans certaines
              situations.

       nolog  Désactiver la journalisation. Améliore légèrement les performances
              dans certains cas en perdant la possibilité de récupération rapide
              après un plantage. Même avec cette option, ReiserFS effectue
              encore toutes les opérations de journalisation sauf l'écriture
              effective dans la zone journal. L'implémentation de nolog est en
              cours.

       notail Par défaut, ReiserFS stocke les petits fichiers et les queues de
              fichiers (« files tails ») directement dans son arborescence. Cela
              perturbe certains utilitaires comme lilo(8). Cette option
              désactive le groupement de fichiers dans l'arborescence.

       replayonly
              Rejouer les transactions du journal, sans monter le système de
              fichiers. Principalement utilisé par reiserfsck.

       resize=nombre
              Option de remontage permettant l'extension, en cours
              d'utilisation, d'une partition ReiserFS. Demande à ReiserFS de
              supposer que le périphérique a le nombre de blocs indiqué. À
              utiliser avec des périphériques sous gestion par volumes logiques
              (LVM). Un utilitaire spécial resizer est disponible sur
              ftp://ftp.namesys.com/pub/reiserfsprogs.

       user_xattr
              Activer les attributs étendus. Consultez la page de manuel
              attr(1).

       acl    Activer les listes de contrôle d'accès (ACL). Consultez la page de
              manuel acl(5).

       barrier=none / barrier=flush
              Désactiver (barrier=none) ou activer (barrier=flush, par défaut)
              l'utilisation des barrières d'écriture dans le code de
              journalisation. Cela nécessite aussi une pile d'entrées et sorties
              qui peut gérer les barrières, et si ReiserFS rencontre une erreur
              sur une barrière d'écriture, elle désactivera de nouveau les
              barrières avec un avertissement. Les barrières d'écriture
              renforcent l'ordre correct des inscriptions au journal sur le
              disque, permettant d'utiliser en sécurité les caches d'écriture
              volatils du disque, au prix de quelques pertes en performance. Si
              les disques sont alimentés sans interruption d'une façon ou d'une
              autre, désactiver les barrières permet d'augmenter sans danger les
              performances.


   Options de montage pour ubifs
       UBIFS est un système de fichiers pour mémoire flash qui fonctionne
       au-dessus des volumes UBI. Remarquez qu’atime n'est pas pris en charge et
       donc toujours désactivé.

       Le nom de périphérique peut être indiqué comme :

              ubiX_Y numéro de périphérique UBI X, numéro de volume Y ;

              ubiY   numéro de périphérique UBI 0, numéro de volume Y ;

              ubiX:NOM
                     numéro de périphérique UBI X, nom de volume NOM ;

              ubi:NOM
                     numéro de périphérique UBI 0, nom de volume NOM.

       Un séparateur ! peut être utilisé à la place de :.

       Les options de montages suivantes sont disponibles :

       bulk_read
              Activer la lecture en masse. La lecture en avance (« readahead »)
              de système de fichiers virtuel est désactivée car elle ralentit le
              système de fichiers. La lecture en masse est une optimisation
              interne. Certaines mémoires flash peuvent être plus rapides en
              lecture si les données sont lues en une fois, plutôt que lors de
              requêtes successives. Par exemple, OneNAND permet la lecture en
              charge (« read-while-load ») si plus d'une page NAND est lue.

       no_bulk_read
              Pas de lecture en masse. C'est le comportement par défaut.

       chk_data_crc
              Vérifier les sommes de contrôle CRC-32 des données. C'est le
              comportement par défaut.

       no_chk_data_crc
              Ne pas vérifier les sommes de contrôle CRC-32 des données. Avec
              cette option, le système de fichiers ne vérifie pas de somme de
              contrôle pour les données, mais il la vérifie pour les
              renseignements d'indexation internes. Cette option ne concerne que
              la lecture, pas l'écriture. CRC-32 est toujours calculé lors de
              l'écriture de données.

       compr={none|lzo|zlib}
              Sélectionner le type de compression à utiliser lorsque les
              nouveaux fichiers sont écrits. La lecture de fichiers compressés
              est toujours possible lors d'un montage avec l'option none.


   Options de montage pour udf
       UDF est le système de fichiers « Universal Disk Format », défini par
       l'Optical Storage Technology Association, et est souvent utilisé pour les
       DVD-ROM, fréquemment sous la forme d’un système de fichiers hybride
       UDF/ISO-9660. Il est, cependant, parfaitement utilisable tout seul sur
       des périphériques de disque, des périphériques flash et d’autres
       périphériques blocs. Consultez aussi iso9660.

       uid=   Faire que tous les fichiers du système de fichiers appartiennent à
              l’utilisateur indiqué. uid=forget peut être indiqué indépendamment
              (ou habituellement en plus) de uid=<utilisateur>, et aboutit à ce
              qu’UDF n’enregistre pas les UID sur le média. En fait, l’UID
              enregistré est l’excédent 32 bits uid -1 comme défini dans la
              norme UDF. La valeur est donnée soit par <utilisateur> qui est un
              nom d’utilisateur autorisé, soit l’identifiant décimal
              d’utilisateur correspondant ou la chaîne spéciale « forget ».

       gid=   Faire que tous les fichiers du système de fichiers appartiennent
              au groupe indiqué. gid=forget peut être indiqué indépendamment (ou
              habituellement en plus) de uid=<groupe>, et aboutit à ce qu’UDF
              n’enregistre pas les GID sur le média. En fait, le GID enregistré
              est l’excédent 32 bits gid -1 comme défini dans la norme UDF. La
              valeur est donnée soit par <groupe> qui est un nom de groupe
              autorisé, soit l’identifiant décimal de groupe correspondant ou la
              chaîne spéciale « forget ».

       umask= Masquer les permissions indiquées de tous les inœuds lus du
              système de fichiers. La valeur est fournie sous forme octale.

       mode=  Si mode= est défini, les permissions indiquées de tous les inœuds,
              non relatifs à un répertoire, lus du système de fichiers seront
              réglées au mode indiqué. La valeur est fournie sous forme octale.

       dmode= Si dmode= est défini, les permissions indiquées de tous les inœuds
              de répertoire, lus du système de fichiers seront réglées au mode
              indiqué. La valeur est fournie sous forme octale.

       bs=    Définir la taille de bloc. La valeur par défaut pour les versions
              antérieures à la version 2.6.30 du noyau était 2048. Depuis la
              version 2.6.30 et avant la version 4.11, c’était la taille de bloc
              logique de périphérique avec un repli à 2048. Depuis la
              version 4.11, c’est une taille de bloc logique avec un repli à
              n’importe taille de bloc autorisée entre la taille de bloc logique
              du périphérique et 4096.

              Pour plus de détails, consultez le manuel de mkudffs(8),
              version 2.0+, sections COMPATIBILITY et BLOCK SIZE.

       unhide Montrer les fichiers normalement cachés.

       undelete
              Montrer les fichiers effacés.

       adinicb
              Intégrer des données dans l’inœud (comportement par défaut).

       noadinicb
              Ne pas intégrer de données dans l’inœud.

       shortad
              Utiliser des descripteurs d’adresse UDF courts.

       longad Utiliser des descripteurs d’adresse UDF longs (comportement par
              défaut).

       nostrict
              Ne pas utiliser une conformité stricte.

       iocharset=
              Définir le jeu de caractères NLS. Cela nécessite que le noyau soit
              compilé avec l’option CONFIG_UDF_NLS.

       utf8   Définir le jeu de caractères à UTF-8.

   Options de montage pour le débogage et la récupération après plantage
       novrs  Ignorer la séquence de reconnaissance de volume et monter malgré
              tout.

       session=
              Choisir le numéro de session pour un média optique multi-session
              enregistré (par défaut, la dernière session).

       anchor=
              Modifier l'emplacement des ancres standard (par défaut : 256).

       lastblock=
              Définir le dernier bloc du système de fichiers.

   Options de montage historiques pouvant être rencontrées et qui devraient être
       supprimées
       uid=ignore
              Ignoré, utiliser uid=<utilisateur> à la place.

       gid=ignore
              Ignoré, utiliser gid=<groupe> à la place.

       volume=
              Non implémenté et ignoré.

       partition=
              Non implémenté et ignoré.

       fileset=
              Non implémenté et ignoré.

       rootdir=
              Non implémenté et ignoré.


   Options de montage pour ufs
       ufstype=valeur
              UFS est un système de fichiers largement utilisé sur différents
              systèmes d'exploitation. Malgré tout, des différences existent
              suivant les implémentations. Certaines fonctionnalités de
              certaines implémentations sont mal documentées, et il est donc
              difficile de reconnaître automatiquement le type d'UFS. C'est
              pourquoi l'utilisateur doit indiquer le type d'UFS au montage. Les
              valeurs possibles sont :

              old    Ancien format d'UFS, utilisé par défaut, en lecture seule
                     (ne pas oublier l'option -r).

              44bsd  Pour les systèmes de fichiers créés par BSD (NetBSD,
                     FreeBSD, OpenBSD).

              ufs2   Utilisé par FreeBSD 5.x, pris en charge en
                     lecture/écriture.

              5xbsd  Synonyme d'ufs2.

              sun    Pour les systèmes de fichiers créés par SunOS ou Solaris
                     sur Sparc.

              sunx86 Pour les systèmes de fichiers créés par Solaris sur x86.

              hp     Pour les systèmes de fichiers créés par HP-UX, lecture
                     seule.

              nextstep
                     Pour les systèmes de fichiers créés par NeXTStep (station
                     NeXT) (lecture seule actuellement).

              nextstep-cd
                     Pour les CD-ROM NeXTStep (block_size == 2048) (lecture
                     seule).

              openstep
                     Pour les systèmes de fichiers créés par OpenStep (lecture
                     seule actuellement). Le même système de fichiers est aussi
                     utilisé par Mac OS X.


       onerror=valeur
              Définir le comportement en cas d'erreur :

              panic  Déclencher une panique du noyau en cas d'erreur.

              [lock|umount|repair]
                     Ces options ne font rien pour le moment ; seul un message
                     est affiché sur la console en cas d'erreur.


   Options de montage pour umsdos
       Consultez les options de montage pour msdos. L'option dotsOK est
       explicitement supprimée par umsdos.


   Options de montage pour vfat
       Tout d'abord les options de montage pour fat sont reconnues. L'option
       dotsOK est explicitement supprimée par vfat. De plus, il existe :

       uni_xlate
              Conversion des caractères Unicode non gérés en séquences
              d'échappement spéciales. Cela permet de sauver et de restaurer des
              fichiers dont le nom contient n'importe quel caractère Unicode.
              Sans cette option, un « ? » est utilisé à la place des caractères
              dont la conversion est impossible. Le caractère d'échappement est
              « : » puisqu'il est de toute manière incorrect dans les noms de
              fichiers vfat. La séquence d'échappement utilisée pour remplacer
              le caractère Unicode u est : « : », (u & 0x3f), ((u>>6) & 0x3f),
              (u>>12).

       posix  Autoriser l'existence de deux fichiers dont les noms ne diffèrent
              que par une distinction majuscule/minuscule. Cette option est
              obsolète.

       nonumtail
              Essayer d'abord de créer un nom court sans numéro de séquence
              avant d'essayer nom~num.ext.

       utf8   UTF-8 est l'encodage sûr 8-bits de l'Unicode du système de
              fichiers utilisé par la console. Il peut être activé pour le
              système de fichiers avec cette option ou désactivé avec utf8=0,
              utf8=no ou utf8=false. Si uni_xlate est activé, UTF-8 est
              désactivé.

       shortname=mode
              Définir le comportement pour la création et l'affichage des noms
              de fichiers qui tiennent dans 8.3 (1 à 8 caractères, un point et 0
              à 3 caractères). Le nom long du fichier sera toujours le préféré
              pour l’affichage s'il existe. Il y a quatre modes.

              lower  Afficher le nom court en minuscules ; enregistrer un nom
                     long quand le nom court n'est pas entièrement en
                     majuscules.

              win95  Afficher le nom court en majuscules ; enregistrer un nom
                     long quand le nom court n'est pas entièrement en
                     majuscules.

              winnt  Afficher le nom court tel quel ; enregistrer un nom long
                     quand le nom court n'est pas entièrement en majuscules ou
                     entièrement en minuscules.

              mixed  Afficher le nom court tel qu'il est ; enregistrer un nom
                     long quand le nom court n'est pas entièrement en
                     majuscules. C'est le mode par défaut depuis Linux 2.6.32.


   Options de montage pour usbfs
       devuid=uid, devgid=gid et devmode=mode.
              Définir le propriétaire, le groupe et le mode des fichiers de
              périphérique dans le système de fichiers usbfs (valeurs par
              défaut : uid=gid=0, mode=0644). Le mode est fourni en octal.

       busuid=uid, busgid=gid et busmode=mode
              Définir le propriétaire, le groupe et le mode des répertoires des
              bus dans le système de fichiers usbfs (valeurs par défaut :
              uid=gid=0, mode=0555). Le mode est fourni en octal.

       listuid=uid, listgid=gid et listmode=mode.
              Configurer le propriétaire, le groupe et le mode du fichier
              devices (valeurs par défaut : uid=gid=0, mode=0444). Le mode est
              fourni en octal.


GESTION DE DM-VERITY (expérimental)
       La cible de la carte de périphérique verity (device-mapper verity)
       fournit une vérification transparente d’intégrité en lecture seule de
       périphériques par blocs en utilisant l’API de chiffrement du noyau. La
       commande de montage peut ouvrir le périphérique dm-verity et réaliser la
       vérification d’intégrité avant que le système de fichiers du périphérique
       ne soit monté. libcryptsetup avec libmount est requis (de manière
       facultative à l’aide de dlopen). Si libcryptsetup gère l’extraction du
       hachage de la racine d’un périphérique déjà monté, les périphériques
       existants seront automatiquement réutilisés en cas de correspondance. Les
       options de montage pour dm-verity sont les suivantes.

       verity.hashdevice=chemin
              chemin du périphérique de l’arbre de hachage associé avec le
              volume source à indiquer à dm-verity.

       verity.roothash=hex
              Hachage encodé en hexadécimal de la racine de verity.hashdevice,
              mutuellement exclusif avec verity.roothashfile.

       verity.roothashfile=chemin
              chemin vers le fichier contenant le hachage encodé en hexadécimal
              de la racine verity.hashdevice, mutuellement exclusif avec
              verity.roothash.

       verity.hashoffset=décalage
              Si le périphérique de l’arbre de hachages est incorporé dans le
              volume source, décalage (par défaut 0) est utilisé par dm-verity
              pour parvenir à l’arbre.

       verity.fecdevice=chemin
              chemin vers le périphérique FEC (Forward Error Correction) associé
              avec le volume source à indiquer à dm-verity. Facultatif et
              nécessite que le noyau soit construit avec CONFIG_DM_VERITY_FEC.

       verity.fecoffset=décalage
              Si le périphérique FEC est incorporé dans le volume source,
              décalage (par défaut 0) est utilisé par dm-verity pour parvenir à
              l’emplacement FEC. Facultatif.

       verity.fecroots=valeur
              Octets de parité pour FEC (par défaut 2). Facultatif.

       verity.roothashsig=chemin
              Chemin pour la signature pkcs7 de la chaîne hexadécimale du
              hachage de la racine. Cela nécessite
              crypt_activate_by_signed_key() de cryptsetup et le noyau construit
              avec CONFIG_DM_VERITY_VERIFY_ROOTHASH_SIG. Pour une réutilisation
              du périphérique, les signatures doivent être, soit utilisées par
              tous les montages d’un périphérique, soit par aucun. Facultatif.

       Pris en charge depuis util-linux version 2.35.

       Par exemple les commandes :

              mksquashfs /etc /tmp/etc.squashfs
              dd if=/dev/zero of=/tmp/etc.hash bs=1M count=10
              veritysetup format /tmp/etc.squashfs /tmp/etc.hash
              openssl smime -sign -in <hash> -nocerts -inkey private.key \
              -signer private.crt -noattr -binary -outform der -out /tmp/etc.p7
              mount -o verity.hashdevice=/tmp/etc.hash,verity.roothash=<hash>,\
              verity.roothashsig=/tmp/etc.p7 /tmp/etc.squashfs /mnt

       créent une image squashfs du répertoire /etc, valident (verity) le
       périphérique hash et montent l’image vérifiée du système de fichiers sur
       /mnt. Le noyau vérifiera que le hachage de la racine est signé par une
       clé du trousseau de clés du noyau si roothashsig est utilisé.


GESTION DE PÉRIPHÉRIQUE BOUCLE
       Il est possible de faire un montage au travers du périphérique boucle
       (« loop »). Par exemple, la commande :

              mount /tmp/disque.img /mnt -t vfat -o loop=/dev/loop3

       va faire correspondre le périphérique boucle /dev/loop au fichier
       /tmp/disque.img, puis monter ce périphérique sur /mnt.

       Si aucun périphérique boucle n'est explicitement mentionné (mais qu'une
       simple option « -o loop » est donnée), alors mount essayera de trouver
       des périphériques boucle non utilisés et les utilisera, par exemple :

              mount /tmp/disque.img /mnt -o loop

       La commande de montage crée automatiquement un périphérique boucle à
       partir d'un fichier normal si aucun type de système de fichiers n'est
       indiqué, ou s'il s'agit d'un système de fichiers libblkid, par exemple :

              mount /tmp/disque.img /mnt

              mount -t ext4 /tmp/disk.img /mnt

       Ce type de montage dispose de trois options, nommées loop, offset et
       sizelimit, qui sont en réalité des options pour losetup(8) (ces options
       peuvent être utilisées en plus de celles spécifiques au type de système
       de fichiers).

       Depuis Linux 2.6.25, l'autodestruction des périphériques boucle est
       gérée. Cela signifie que tous les périphériques boucle alloués par mount
       seront libérés par umount indépendamment de /etc/mtab.

       Vous pouvez aussi libérer un périphérique boucle manuellement avec
       losetup -d ou umount -d.

       Depuis util-linux version 2.29 la commande mount réutilise le
       périphérique boucle plutôt que d’initialiser un nouveau périphérique si
       le fichier de support est déjà utilisé pour quelque périphérique boucle
       avec le même décalage et la même taille maximale. C’est nécessaire pour
       éviter une corruption du système de fichiers.


CODE DE RETOUR
       mount peut renvoyer les codes de retour suivants (les bits peuvent subir
       une opération OU bit à bit) :

       0      Succès

       1      invocation ou permissions incorrectes

       2      erreur système (plus de mémoire, échec de fork(), plus de
              périphérique boucle disponible)

       4      bogue interne à mount

       8      interruption par l'utilisateur

       16     problème d'écriture ou de verrouillage de /etc/mtab

       32     échec de montage

       64     réussite de certains montages

              La commande mount -a renvoie 0 (tous ont réussi), 32 (tous ont
              échoué) ou 64 (certains ont réussi, d’autres ont échoué).


AUXILIAIRES EXTERNES
       La syntaxe des programmes de montage externes est :

           /sbin/mount.suffixe spec rép [-sfnv] [-N nom_espace] [-o options] [-t
           type.soustype]

       où le suffixe est le type de système de fichiers et les options -sfnvoN
       ont la même signification que les options de montage normales. L'option
       -t est utilisée pour les systèmes de fichiers avec prise en charge des
       sous-types (par exemple /sbin/mount.fuse -t fuse.sshfs).

       La commande mount ne passe pas les options de montage unbindable,
       runbindable, private, rprivate, slave, rslave, shared, rshared, auto,
       noauto, comment, x-*, loop, offset ni sizelimit aux auxiliaires
       mount.suffixe. Toutes les autres options sont utilisés dans une liste
       séparée par des virgules comme argument de l’option -o.


ENVIRONNEMENT
       LIBMOUNT_FSTAB=chemin
              Remplacer l’emplacement par défaut du fichier fstab (ignoré pour
              suid).

       LIBMOUNT_MTAB=chemin
              Remplacer l’emplacement par défaut du fichier mtab (ignoré pour
              suid).

       LIBMOUNT_DEBUG=all
              Activer la sortie de débogage de libmount.

       LIBBLKID_DEBUG=all
              Activer la sortie de débogage de libblkid.

       LOOPDEV_DEBUG=all
              Activer la sortie de débogage de configuration de périphérique
              boucle.

FICHIERS
       Consultez aussi la section Les fichiers /etc/fstab, /etc/mtab et
       /proc/mounts ci-dessus.

       /etc/fstab        table des systèmes de fichiers

       /run/mount        répertoire d’exécution privé de libmount

       /etc/mtab         table des systèmes de fichiers montés ou lien
                         symbolique vers /proc/mounts

       /etc/mtab~        fichier de verrou (inutilisé sur les systèmes avec lien
                         symbolique vers mtab)

       /etc/mtab.tmp     fichier temporaire (inutilisé sur les systèmes avec
                         lien symbolique vers mtab)

       /etc/filesystems  liste de systèmes de fichiers à essayer

HISTORIQUE
       Une commande mount existait dans UNIX AT&T Version 5.

BOGUES
       Un système de fichiers corrompu peut déclencher un plantage.

       Sous Linux, certains systèmes de fichiers ne gèrent pas -o sync et
       -o dirsync (les systèmes de fichiers ext2, ext3, ext4, fat et vfat gèrent
       les mises à jour synchrones (à la manière BSD) lorsqu'ils sont montés
       avec l'option sync).

       L'option -o remount peut s'avérer incapable de modifier les paramètres de
       montage (tous ceux de ext2fs, sauf sb, sont modifiables lors d'un
       remontage, mais vous ne pouvez pas modifier le gid ou l'umask pour un
       système de fichiers fatfs).

       Les fichiers /etc/mtab et /proc/mounts pourraient ne pas correspondre sur
       les systèmes avec un ficher mtab normal. Le premier est seulement basé
       sur les options de la commande mount, mais le second tient compte de la
       configuration du noyau et d'autres paramètres (par exemple, pour un
       serveur NFS distant : dans certains cas, la commande mount peut renvoyer
       des informations incorrectes à propos des points de montage NFS et en
       général /proc/mounts contient des informations plus sûres). C’est une
       autre raison de remplacer le fichier mtab par un lien symbolique vers le
       fichier /proc/mounts.

       Vérifier les fichiers d'un système de fichiers NFS avec des descripteurs
       de fichiers (c'est-à-dire, les fonctions de la famille fcntl et ioctl)
       peuvent renvoyer de mauvais résultats à cause de la faible vérification
       des événements dans le noyau si l'option noac de montage est utilisée.

       L’option loop utilisée avec les options offset ou sizelimit pourrait
       échouer sur les noyaux plus anciens si la commande mount ne peut pas
       confirmer que la taille du périphérique bloc a été configurée comme
       demandé. Cette situation peut être contournée en utilisant la commande
       losetup vous-même avant d’appeler mount avec le périphérique boucle
       configuré.

AUTEURS
       Karel Zak <kzak@redhat.com>

VOIR AUSSI
       lsblk(1), mount(2), umount(2), filesystems(5), fstab(5), nfs(5), xfs(5),
       mount_namespaces(7)  xattr(7)  e2label(8), findmnt(8), losetup(8),
       mke2fs(8), mountd(8), nfsd(8), swapon(8), tune2fs(8), umount(8),
       xfs_admin(8)

DISPONIBILITÉ
       La commande mount fait partie du paquet util-linux, elle est disponible
       sur <https://www.kernel.org/pub/linux/utils/util-linux/>.


TRADUCTION
       La traduction française de cette page de manuel a été créée par
       Christophe Blaess <ccb@club-internet.fr>, Michel Quercia <quercia AT cal
       DOT enst DOT fr>, Thierry Vignaud <tvignaud@mandriva.com>, Frédéric
       Delanoy <delanoy_f@yahoo.com>, Thierry Vignaud <tvignaud@mandriva.com>,
       Christophe Sauthier <christophe@sauthier.com>, Sébastien Blanchet, Jérôme
       Perzyna <jperzyna@yahoo.fr>, Aymeric Nys <aymeric AT nnx POINT com>,
       Alain Portal <aportal@univ-montp2.fr>, Thomas Huriaux
       <thomas.huriaux@gmail.com>, Yves Rütschlé <l10n@rutschle.net>, Jean-Luc
       Coulon (f5ibh) <jean-luc.coulon@wanadoo.fr>, Julien Cristau
       <jcristau@debian.org>, Philippe Piette <foudre-blanche@skynet.be>, Jean-
       Baka Domelevo-Entfellner <domelevo@gmail.com>, Nicolas Haller
       <nicolas@boiteameuh.org>, Sylvain Archenault
       <sylvain.archenault@laposte.net>, Valéry Perrin
       <valery.perrin.debian@free.fr>, Jade Alglave <jade.alglave@ens-lyon.org>,
       Nicolas François <nicolas.francois@centraliens.net>, Alexandre Kuoch
       <alex.kuoch@gmail.com>, Lyes Zemmouche <iliaas@hotmail.fr>, Florentin
       Duneau <fduneau@gmail.com>, Alexandre Normand <aj.normand@free.fr>, David
       Prévot <david@tilapin.org> et Jean-Paul Guillonneau
       <guillonneau.jeanpaul@free.fr>

       Cette traduction est une documentation libre ; veuillez vous reporter à
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       veuillez envoyer un message à debian-l10n-french@lists.debian.org ⟨⟩.




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