stat

STAT(2)                   Manuel du programmeur Linux                  STAT(2)



NOM
       stat, fstat, lstat, fstatat - Obtenir l'état d'un fichier (file
       status)

SYNOPSIS
       #include <sys/types.h>
       #include <sys/stat.h>
       #include <unistd.h>

       int stat(const char *pathname, struct stat *buf);
       int fstat(int fd, struct stat *buf);
       int lstat(const char *pathname, struct stat *buf);

       #include <fcntl.h> /* Définition des constantes AT_* */
       #include <sys/stat.h>

       int fstatat(int dirfd, const char *pathname, struct stat *buf,
                   int flags);

   Exigences de macros de test de fonctionnalités pour la glibc (consultez
   feature_test_macros(7)) :

       lstat() :
           /* glibc 2.19 et versions précédentes */ _BSD_SOURCE ||
           /* Depuis la glibc 2.20 */_DEFAULT_SOURCE ||
           _XOPEN_SOURCE >= 500 || _XOPEN_SOURCE && _XOPEN_SOURCE_EXTENDED
           || /* Depuis la glibc 2.10 : */ _POSIX_C_SOURCE >= 200112L

       fstatat() :
           Depuis la glibc 2.10 :
               _XOPEN_SOURCE >= 700 || _POSIX_C_SOURCE >= 200809L
           Avant la glibc 2.10 :
               _ATFILE_SOURCE

DESCRIPTION
       Ces fonctions renvoient des renseignements sur le fichier indiqué,
       dans le tampon pointé par stat. Vous n'avez besoin d'aucun droit
       d'accès au fichier pour obtenir les informations, mais vous devez
       — dans le cas de stat(), fstatat() et lstat() — avoir le droit de
       parcours de tous les répertoires mentionnés dans le chemin menant au
       fichier.

       stat() et fstatat() récupèrent des renseignements sur le fichier
       pointé par pathname. Les différences de fstatat() sont décrites
       ci-dessous :

       lstat() est identique à stat(), sauf que dans le cas où pathname est
       un lien symbolique, auquel cas il renvoie des renseignements sur le
       lien lui-même plutôt que celui du fichier visé.

       fstat() est identique à stat(), sauf que le fichier dont les
       renseignements sont à récupérer est référencé par le descripteur
       de fichier fd.

       Les trois fonctions renvoient une structure stat contenant les champs
       suivants :

           struct stat {
               dev_t     st_dev;         /* Périphérique                     */
               ino_t     st_ino;         /* Numéro dâinÅud                   */
               mode_t    st_mode;        /* Protection                       */
               nlink_t   st_nlink;       /* Nombre de liens physiques        */
               uid_t     st_uid;         /* UID du propriétaire              */
               gid_t     st_gid;         /* GID du propriétaire              */
               dev_t     st_rdev;        /* Type de périphérique             */
               off_t     st_size;        /* Taille totale en octets          */
               blksize_t st_blksize;     /* Taille de bloc pour E/S          */
               blkcnt_t  st_blocks;      /* Nombre de blocs de 512 o alloués */

               /* Depuis Linux 2.6, le noyau permet une précision à la
                  nanoseconde pour les champs temporels suivants. Pour
                  plus de précisions avant Linux 2.6, consultez les NOTES.   */

               struct timespec st_atim;  /* Heure dernier accès              */
               struct timespec st_mtim;  /* Heure dernière modification      */
               struct timespec st_ctim;  /* Heure dernier changement état    */

           #define st_atime st_atim.tv_sec      /* Rétrocompatibilité        */
           #define st_mtime st_mtim.tv_sec
           #define st_ctime st_ctim.tv_sec
           };

       Remarque : lâordre des champs de la structure stat varie un peu en
       fonction des architectures. De plus, la définition ci-dessus ne montre
       pas les octets de remplissage qui pourraient être présents entre
       certains champs sur plusieurs architectures. Consultez les sources de
       la glibc et du noyau pour plus de précisions.

       Le champ st_dev décrit le périphérique sur lequel ce fichier
       réside. Les macros major(3) et minor(3) peuvent être utiles pour
       décomposer l'identifiant de périphérique de ce champ.

       Le champ st_rdev indique le périphérique que ce fichier (inÅud)
       représente.

       Le champ st_size indique la taille du fichier (s'il s'agit d'un fichier
       ordinaire ou d'un lien symbolique) en octets. La taille d'un lien
       symbolique est la longueur de la chaîne représentant le chemin
       d'accès qu'il vise, sans le caractère NUL final.

       Le champ st_blocks indique le nombre de blocs de 512 octets alloués au
       fichier. Cette valeur peut être inférieure à st_size/512 si le
       fichier a des trous.

       Le champ st_blksize donne la taille de bloc « préférée » pour des
       entrées-sorties efficaces. Des écritures par blocs plus petits
       peuvent entraîner un cycle lecture/modification/réécriture
       inefficace.

       Tous les systèmes de fichiers de Linux n'implémentent pas tous les
       champs liés à la date. Certains systèmes de fichiers autorisent le
       montage de telle manière que les accès à des fichiers et/ou
       répertoires ne modifient pas le champ st_atime (voir les options
       noatime, nodiratime et relatime de mount(8) ainsi que les informations
       correspondante dans mount(2)). De plus, st_atime n'est pas mis à jour
       si un fichier est ouvert avec l'option O_NOATIME ; consultez open(2).

       Le champ st_atime est modifié par les accès au fichier, par exemple
       avec execve(2), mknod(2), pipe(2), utime(2) et read(2) (d'au moins un
       octet). D'autres routines, comme mmap(2), peuvent ou non mettre à jour
       ce champ st_atime.

       Le champ st_mtime est modifié par des changements sur le fichier
       lui-même, c'est-à -dire mknod(2), truncate(2), utime(2) et write(2)
       (d'au moins un octet). D'autre part, le champ st_mtime d'un répertoire
       est modifié lors de la création ou la suppression de fichiers en son
       sein. Le champ st_mtime n'est pas mis à jour lors de modification de
       propriétaire, groupe, mode ou nombre de liens physiques.

       Le champ st_ctime est modifié lors d'une écriture ou une modification
       de données concernant l'inÅud (propriétaire, groupe, mode, etc.).

       Les valeurs de masque suivantes sont définies pour le composant de
       type de fichier du champ st_mode :

           S_IFMT     0170000   masque du type de fichier

           S_IFSOCK   0140000   socket
           S_IFLNK    0120000   lien symbolique
           S_IFREG    0100000   fichier ordinaire
           S_IFBLK    0060000   périphérique bloc
           S_IFDIR    0040000   répertoire
           S_IFCHR    0020000   périphérique caractère
           S_IFIFO    0010000   fifo

       Ainsi, pour tester (par exemple) un fichier régulier, il est possible
       dâécrire :

           stat(pathname, &sb);
           if ((sb.st_mode & S_IFMT) == S_IFREG) {
               /* Traiter les fichiers normaux */
           }

       Puisque les tests de la forme précédente sont usuels, des macros
       supplémentaires sont définies par POSIX pour permettre dâécrire le
       test de type de fichier dans st_mode de façon plus concise :

           S_ISREG(m)  est-ce un fichier ordinaire ?

           S_ISDIR(m)  un répertoire ?

           S_ISCHR(m)  un périphérique caractère ?

           S_ISBLK(m)  un périphérique bloc ?

           S_ISFIFO(m) un FIFO (tube nommé) ?

           S_ISLNK(m)  un lien symbolique ? (Pas dans POSIX.1-1996).

           S_ISSOCK(m) une socket ? (Pas dans POSIX.1-1996).

       Le morceau de code précédent pourrait donc être réécrit comme
       ceci :

           stat(pathname, &sb);
           if (S_ISREG(sb.st_mode)) {
               /* Traiter les fichiers normaux */
           }

       Les définitions de la plupart des macros de test de type de fichier
       précédentes sont fournies si une des macros de test de
       fonctionnalité suivantes est définie : _BSD_SOURCE (dans glibc 2.19
       et versions précédentes), _SVID_SOURCE (dans glibc 2.19 et versions
       précédentes) ou _DEFAULT_SOURCE (dans glibc 2.20 et versions
       suivantes). De plus les définitions de toutes les macros précédentes
       Ã  part S_IFSOCK et S_ISSOCK() sont fournies si _XOPEN_SOURCE est
       définie. La définition de S_IFSOCK peut aussi être exposée en
       définissant _XOPEN_SOURCE avec une valeur de 500 ou plus.

       La définition de S_ISSOCK() est exposée si une des macros de test de
       fonctionnalité suivante est définie : _BSD_SOURCE (dans glibc 2.19 et
       versions précédentes), _DEFAULT_SOURCE (dans glibc 2.20 et versions
       suivantes), _XOPEN_SOURCE avec une valeur de 500 ou plus ou
       _POSIX_C_SOURCE avec une valeur de 200112L ou plus.

       Les valeurs de masque suivantes sont définies pour le composant de
       droits de fichier du champ st_mode :

           S_ISUID   0004000   bit Set-UID
           S_ISGID   0002000   bit Set-Gid (voir ci‐dessous)
           S_ISVTX   0001000   bit « sticky » (voir ci‐dessous)

           S_IRWXU     00700   masque de droits du propriétaire pour le fichier
           S_IRUSR     00400   le propriétaire a le droit de lecture
           S_IWUSR     00200   le propriétaire a le droit d'écriture
           S_IXUSR     00100   le propriétaire a le droit d'exécution

           S_IRWXG     00070   masques de droits du groupe
           S_IRGRP     00040   le groupe a le droit de lecture
           S_IWGRP     00020   le groupe a le droit d'écriture
           S_IXGRP     00010   le groupe a le droit d'exécution

           S_IRWXO     00007   masque de droits des autres (pas dans le groupe)
           S_IROTH     00004   les autres ont le droit de lecture
           S_IWOTH     00002   les autres ont le droit d'écriture
           S_IXOTH     00001   les autres ont le droit d'exécution

       Le bit Set-GID (S_ISGID) a plusieurs utilisations particulières : pour
       un répertoire, il indique que la sémantique BSD doit être appliquée
       en son sein, c'est-à -dire que les fichiers qui y sont créés
       héritent leur GID du répertoire et non pas du GID effectif du
       processus créateur, et les sous-répertoires auront automatiquement le
       bit S_ISGID actif. Pour les fichiers qui n'ont pas d'autorisation
       d'exécution pour le groupe (S_IXGRP non actif), ce bit indique qu'un
       verrouillage strict est en vigueur sur ce fichier.

       Le bit « sticky » (S_ISVTX) sur un répertoire indique que les
       fichiers qui s'y trouvent ne peuvent être renommés ou effacés que
       par leur propriétaire, par le propriétaire du répertoire ou par un
       processus privilégié.

   fstatat()
       L'appel système fstatat() fonctionne exactement comme stat(2), les
       seules différences étant celles décrites ici.

       Si pathname est un chemin relatif, il est interprété par rapport au
       répertoire référencé par le descripteur de fichier dirfd, plutôt
       que par rapport au répertoire courant, comme dans stat().

       Si pathname est relatif, et si dirfd est la valeur spéciale AT_FDCWD,
       pathname est interprété comme étant relatif au répertoire courant
       du processus appelant, comme stat().

       Si pathname est un chemin absolu, dirfd est ignoré.

       L'argument flags est soit 0, soit un OU binaire « | » avec les
       options suivantes :

       AT_EMPTY_PATH (depuis Linux 2.6.39)
              Si pathname est une chaîne vide, opérer sur le fichier
              référencé par dirfd (qui peut avoir été obtenu en utilisant
              open(2) avec lâattribut O_PATH). Si dirfd est AT_FDCWD, lâappel
              opère sur le répertoire de travail actuel. Dans ce cas, dirfd
              peut référencer tout type de fichier, pas uniquement un
              répertoire. Cet attribut est spécifique à Linux, _GNU_SOURCE
              doit être définie pour obtenir sa définition.

       AT_NO_AUTOMOUNT (depuis Linux 2.6.38)
              N'attache pas automatiquement le composant terminal (nom de
              base) de pathname s'il s'agit d'un répertoire qui est un point
              de montage automatique. Cela permet à l'appelant de rassembler
              les attributs d'un point de montage automatique (plutôt que
              l'emplacement qu'il attacherait). Ce drapeau peut être utilisé
              dans des outils qui analysent les répertoires pour éviter un
              montage automatique en masse d'un répertoire contenant des
              points de montage automatique. Le drapeau AT_NO_AUTOMOUNT n'a
              aucun effet si le point de montage est déjà attaché. Ce
              drapeau est spécifique à Linux, _GNU_SOURCE doit être
              définie pour obtenir sa définition.

       AT_SYMLINK_NOFOLLOW
              Si pathname est un lien symbolique, ne pas le déréférencer,
              mais renvoyer des informations sur le lien lui‐même, comme le
              fait lstat(2). (Par défaut, fstatat() suit les liens
              symboliques, comme stat(2).)

       Consultez openat(2) pour une explication de la nécessité de
       fstatat().

VALEUR RENVOYÃE
       S'il réussit, cet appel système renvoie 0. S'il échoue, il renvoie
       -1 et remplit errno en conséquence.

ERREURS
       EACCES La permission de parcours est refusée pour un des répertoires
              contenu dans le chemin pathname. (Consultez aussi
              path_resolution(7).)

       EBADF  fd est un mauvais descripteur.

       EFAULT Un pointeur se trouve en dehors de l'espace d'adressage.

       ELOOP  Trop de liens symboliques rencontrés dans le chemin d'accès.

       ENAMETOOLONG
              pathname est trop long.

       ENOENT Un composant du chemin pathname n'existe pas, ou pathname est
              une chaîne vide.

       ENOMEM Pas assez de mémoire (mémoire noyau).

       ENOTDIR
              Un élément du préfixe du chemin pathname n'est pas un
              répertoire.

       EOVERFLOW
              pathname ou fd se réfèrent à un fichier dont la taille,
              l'inÅud ou le nombre de blocs ne peut pas être représenté
              respectivement avec le type off_t, ino_t ou blkcnt_t. Cela peut
              arriver par exemple quand une application compilée sans
              l'option -D_FILE_OFFSET_BITS=64 sur une plate-forme 32 bits
              appelle stat() pour un fichier dont la taille est supérieure Ã
              (1<<31)-1 octets.

       Les erreurs supplémentaires suivantes peuvent également se produire
       pour fstatat() :

       EBADF  dirfd n'est pas un descripteur de fichier valable.

       EINVAL flags contient un attribut invalide.

       ENOTDIR
              pathname est relatif, et le descripteur de fichier dirfd est
              associé à un fichier, pas à un répertoire.

VERSIONS
       fstatat() a été ajouté au noyau Linux dans sa version 2.6.16 ; la
       glibc le gère depuis la version 2.4.

CONFORMITÃ
       stat(), fstat(), lstat() : SVr4, 4.3BSD, POSIX.1-2001, POSIX.1.2008.

       fstatat() : POSIX.1-2008.

       D'après POSIX.1-2001, lstat() sur un lien symbolique ne doit renvoyer
       des informations valables que dans le champ st_size et pour le
       composant de type de fichier du champ st_mode de la structure stat.
       POSIX.1-2008 renforce la spécification, obligeant lstat() à renvoyer
       des informations valables dans tous les champs à part les bits de
       droit de st_mode.

       L'utilisation des champs st_blocks et st_blksize risque d'être moins
       portable (ils ont été introduits dans BSD. Leur interprétation
       change suivant les systèmes, voire sur un même système s'il y a des
       montages NFS). Si vous avez besoin de connaître la définition des
       types blkcnt_t ou blksize_t de <sys/stat.h>, alors définissez
       _XOPEN_SOURCE avec une valeur supérieure ou égale à 500 (avant
       d'inclure tout en‐tête).

       POSIX.1-1990 ne décrivait pas les constantes S_IFMT, S_IFSOCK,
       S_IFLNK, S_IFREG, S_IFBLK, S_IFDIR, S_IFCHR, S_IFIFO, S_ISVTX, mais
       réclamait d'utiliser les macros S_ISDIR(), etc. Les constantes S_IF*()
       sont présentes dans POSIX.1-2011 et versions suivantes.

       Les macros S_ISLNK() et S_ISSOCK() ne se trouvent pas dans POSIX.1-1996
       mais sont présentes dans POSIX.1-2001. La première vient de SVID 4,
       la seconde de SUSv2.

       UNIX V7 (et les systèmes suivants) propose S_IREAD, S_IWRITE, S_IEXEC,
       là où POSIX préfère leurs synonymes S_IRUSR, S_IWUSR, S_IXUSR.

   Autres systèmes
       Voici quelques valeurs qui ont été (ou sont) utilisées sur d'autres
       systèmes

       hex    nom        ls   octal    description
       f000   S_IFMT          170000   masque du type de fichier
       0000                   000000   inÅud hors-service (SCO) ; type inconnu
                                       (BSD) ; SVID-v2 et XPG2 ont 0 et
                                       0100000 pour « fichier ordinaire »
       1000   S_IFIFO    p|   010000   fifo (tube nommé)
       2000   S_IFCHR    c    020000   fichier spécial caractère (V7)
       3000   S_IFMPC         030000   fichier spécial caractère multiplexé
                                       (V7)
       4000   S_IFDIR    d/   040000   répertoire (V7)
       5000   S_IFNAM         050000   fichier spécial nommé XENIX avec deux
                                       sous-types distingués par st_rdev
                                       valant 1 ou 2
       0001   S_INSEM    s    000001   sous-type sémaphore de IFNAM XENIX
       0002   S_INSHD    m    000002   sous-type données partagées de IFNAM
                                       XENIX
       6000   S_IFBLK    b    060000   fichier spécial bloc (V7)
       7000   S_IFMPB         070000   fichier spécial bloc multiplexé (V7)
       8000   S_IFREG    -    100000   fichier normal (V7)
       9000   S_IFCMP         110000   compressé VxFS
       9000   S_IFNWK    n    110000   fichier spécial réseau (HP-UX)
       a000   S_IFLNK    l@   120000   lien symbolique (BSD)
       b000   S_IFSHAD        130000   inÅud shadow Solaris pour l'ACL
                                       (invisible depuis l'espace utilisateur)
       c000   S_IFSOCK   s=   140000   socket (BSD ; aussi "S_IFSOC" sur VxFS)

       d000   S_IFDOOR   D>   150000   Solaris door
       e000   S_IFWHT    w%   160000   correcteur BSD (inutilisé pour les
                                       inÅuds)
       0200   S_ISVTX         001000   « sticky bit » : garder en mémoire
                                       après exécution (V7)
                                       réservé (SVID-v2)
                                       non répertoires : ne pas placer ce
                                       fichier en cache (SunOS)
                                       répertoires : attribut de restrictions
                                       d'effacement (SVID-v4.2)
       0400   S_ISGID         002000   définir le GID à l'exécution (V7)
                                       pour les répertoires : sémantique BSD
                                       pour la propagation du GID
       0400   S_ENFMT         002000   verrouillage strict System V (partagé
                                       avec S_ISGID)
       0800   S_ISUID         004000   définir l'UID à l'exécution (V7)
       0800   S_CDF           004000   le répertoire est un fichier
                                       dépendant du contexte (HP-UX)

       Une commande sticky est apparue dans la version 32V d'AT&T UNIX.

NOTES
       Sous Linux, lstat() ne provoque généralement pas d'action de
       l'« automonteur », tandis que stat() le fera (mais consultez
       fstatat(2)).

       Pour la plupart des fichiers sous /proc, stat() ne renvoie pas la
       taille du fichier dans le champ st_size. La valeur 0 est placée dans
       ce champ.

   Champs temporels
       Les anciens noyaux et les anciennes normes ne permettaient pas
       dâutiliser des champs temporels en nanoseconde. Ã la place, trois
       champs temporels â st_atime, st_mtime et st_ctime â étaient utilisés
       pour time_t qui enregistraient des horodatages avec une précision Ã
       la seconde.

       Depuis le noyau 2.5.48, la structure stat permet une résolution d'une
       nanoseconde pour les trois champs temporels. Les composants en
       nanoseconde de chaque horodatage sont disponibles en utilisant des noms
       de la forme st_atim.tv_nsec si une des macros de test de
       fonctionnalités _BSD_SOURCE ou _SVID_SOURCE est définie. Les
       horodatages en nanoseconde sont maintenant définis, depuis
       POSIX.1-2008 et, Ã  partir de la version 2.12, la glibc expose aussi
       ces noms de composant en nanoseconde si _POSIX_C_SOURCE est définie
       avec une valeur supérieure ou égale à 200809L ou si _XOPEN_SOURCE
       est définie avec une valeur supérieure ou égale à 700. Si aucune de
       ces macros ne sont définies, alors les valeurs en nanosecondes sont
       exposées avec des noms de la forme st_atimensec.

       Les horodatages en nanoseconde sont permis sur les systèmes de
       fichiers XFS, JFS, Btrfs et ext4 (depuis Linux 2.6.23). Les horodatages
       en nanoseconde ne sont pas permis sur les systèmes de fichiers ext2,
       ext3 et Reiserfs. Sur les systèmes de fichiers qui ne permettent pas
       les résolutions inférieures à la seconde, ces champs en nanoseconde
       prennent la valeur 0.

   Interface noyau sous-jacente
       Avec le temps, l'augmentation de la taille de la structure stat a
       conduit à 3 versions successives de stat() : sys_stat() (entrée
       __NR_oldstat), sys_newstat() (entrée __NR_stat) et sys_stat64()
       (nouveauté du noyau 2.4 ; entrée __NR_stat64). La fonction stat()
       fournie par la glibc cache ces détails aux applications, en appelant
       la version la plus récente de l'appel système fournie par le noyau et
       en réorganisant si nécessaire les informations renvoyées pour les
       anciens binaires. La même remarque s'applique à fstat() et lstat().

       L'appel système sous-jacent à la fonction fstatat() de la glibc
       s'appelle fstatat64().

EXEMPLE
       Le programme suivant appelle stat() et affiche certains champs
       sélectionnés dans la structure stat renvoyée.

       #include <sys/types.h>
       #include <sys/stat.h>
       #include <time.h>
       #include <stdio.h>
       #include <stdlib.h>

       int
       main(int argc, char *argv[])
       {
           struct stat sb;

           if (argc != 2) {
               fprintf(stderr, "Usage: %s <pathname>\n", argv[0]);
               exit(EXIT_FAILURE);
           }

           if (stat(argv[1], &sb) == -1) {
               perror("stat");
               exit(EXIT_FAILURE);
           }

           printf("Type de fichier :                  ");

           switch (sb.st_mode & S_IFMT) {
           case S_IFBLK:  printf("périphérique bloc\n");       break;
           case S_IFCHR:  printf("périphérique caractère\n");  break;
           case S_IFDIR:  printf("répertoire\n");              break;
           case S_IFIFO:  printf("FIFO/tube\n");               break;
           case S_IFLNK:  printf("lien symbolique\n");         break;
           case S_IFREG:  printf("fichier ordinaire\n");       break;
           case S_IFSOCK: printf("socket\n");                  break;
           default:       printf("inconnu ?\n");               break;
           }

           printf("Numéro d'inÅud :                   %ld\n", (long) sb.st_ino);

           printf("Mode :                             %lo (octal)\n",
                   (unsigned long) sb.st_mode);

           printf("Nombre de liens :                  %ld\n",
                   (long) sb.st_nlink);
           printf("Propriétaires :                    UID=%ld   GID=%ld\n",
                   (long) sb.st_uid, (long) sb.st_gid);

           printf("Taille de bloc d'E/S :             %ld octets\n",
                   (long) sb.st_blksize);
           printf("Taille du fichier :                %lld octets\n",
                   (long long) sb.st_size);
           printf("Blocs alloués :                    %lld\n",
                   (long long) sb.st_blocks);

           printf("Dernier changement d'état :        %s", ctime(&sb.st_ctime));
           printf("Dernier accès au fichier :         %s", ctime(&sb.st_atime));
           printf("Dernière modification du fichier : %s", ctime(&sb.st_mtime));

           exit(EXIT_SUCCESS);
       }

VOIR AUSSI
       ls(1), stat(1), access(2), chmod(2), chown(2), readlink(2), utime(2),
       capabilities(7), symlink(7)

COLOPHON
       Cette page fait partie de la publication 3.70 du projet man-pages
       Linux. Une description du projet et des instructions pour signaler des
       anomalies peuvent être trouvées à l'adresse
       http://www.kernel.org/doc/man-pages/.

TRADUCTION
       Depuis 2010, cette traduction est maintenue à l'aide de l'outil po4a
       <http://po4a.alioth.debian.org/> par l'équipe de traduction
       francophone au sein du projet perkamon
       <http://perkamon.alioth.debian.org/>.

       Christophe Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/> (1996-2003), Alain
       Portal <http://manpagesfr.free.fr/> (2003-2006).  Julien Cristau et
       l'équipe francophone de traduction de Debian (2006-2009).

       Veuillez signaler toute erreur de traduction en écrivant Ã
       <perkamon-fr@traduc.org>.

       Vous pouvez toujours avoir accès à la version anglaise de ce document
       en utilisant la commande « LC_ALL=C man <section> <page_de_man> ».



Linux                             10 mai 2014                          STAT(2)